C’est désormais habituel, Quick-Step termine la saison avec un total de victoires exorbitant (56), de loin le plus élevé du peloton. Mais gagner ne suffit pas toujours, en témoigne notre bilan d’il y a un an. Cette saison, en revanche, tout ou presque est allé comme sur des roulettes pour la bande à Patrick Lefevere.

Le top : Philippe Gilbert

Il aurait pu y avoir beaucoup de tops différents. Marcel Kittel, vainqueur de quatre étapes sur le Tour, Fernando Gaviria, dominateur sur le Giro et prêt à remplacer l’Allemand, Matteo Trentin, auteur d’une fin de saison monstrueuse, voire même Dan Martin, toujours présent au printemps et désormais aussi au cœur de l’été. Mais la plus belle histoire reste celle du revenant Philippe Gilbert, que beaucoup annonçaient sur la fin lorsqu’il a rejoint, à 34 ans l’hiver dernier, un Patrick Lefevere qui pensait à lui depuis bien longtemps. Sauf que voilà, le grand champion qu’il est à su ressortir de son trou, après des années difficiles chez BMC, pour réaliser un printemps digne des plus grands. Deuxième du GP E3, il a vite annoncé la couleur : chez Quick-Step, l’écurie référence pour les flandriennes, il veut briller sur les pavés. Dix jours plus tard, au terme d’un raid de presque cinquante kilomètres, en solitaire et pas vraiment prévu, il remportait le Tour des Flandres dont il rêve tant. Puis, deux semaines après, il réaffirmait sa domination sur une Amstel emballante. Du grand Gilbert.

Le flop : la sortie de Tom Boonen

Il avait signé un ultime contrat de quelques mois pour courir un dernier printemps sous les couleurs de cette formation qu’il a (et qui l’a) mené si haut. La tournée d’adieu a été réussie, parce que l’émotion était présente à chaque course où s’est aligné Tom Boonen en 2017. Mais si l’on met de côté quelques secondes cette émotion pour retrouver un peu de pragmatisme, on est forcés de reconnaître que le printemps de la légende a été très moyen. En chutant deux fois dès le Het Nieuwsblad, le Belge nous a fait peur. Mais il a finalement disputé les épreuves qui comptent en pleine possession de ses moyens. Et on a alors compris que oui, il était temps de dire au revoir. Il a aidé son équipe, mais n’a pas été en mesure de jouer lui-même la gagne. Même sur Paris-Roubaix, où Quick-Step rêvait de lui offrir une ultime course en apothéose. Alors on oubliera sûrement vite cette dernière campagne de classiques mitigée, mais on aurait tellement aimé que Boonen tire sa révérence avec une grande performance qu’il reste un goût d’inachevé.

La stat : 16

C’est le nombre d’étapes remportées par Quick-Step sur les trois grands tours de cette saison. Sur le Giro (Gaviria quatre fois, Jungels), le Tour (Kittel cinq fois) et la Vuelta (Trentin quatre fois, Lampaert et Alaphilippe), les hommes de Lefevere, à défaut du général, ont rapporté de nombreux bouquets.

Les notes 2017