Omniprésente d’un bout à l’autre de la saison, l’équipe néerlandaise a vécu une année particulièrement riche en succès (52), parmi lesquels la Vuelta, son premier grand tour depuis 10 ans. Ses joyaux, Primoz Roglic et Dylan Groenewegen, avec 28 bouquets à eux deux, ont confirmé les espoirs placés en eux.

Le top : les grands tours

Troisième du Giro (Roglic), troisième du Tour (Kruijswijk), vainqueur de la Vuelta (Roglic encore)… le bilan est déjà exceptionnel mais comme cela ne suffit pas, Jumbo-Visma a affirmé sa volonté d’être le nouvel ogre des grands tours en allant récupérer huit étapes (deux en Italie, quatre en France et deux en Espagne) et en portant le maillot de leader sur chacun des trois grands tours. Réussite insolente ? Même pas, car l’équipe néerlandaise n’a pas toujours été aidée par le sort, à l’image de son contre-la-montre par équipes manqué sur le Tour d’Espagne (chute collective), ou ce couac lors de la 15e étape du Giro, lorsque Roglic perd 40 secondes sur Vincenzo Nibali et Richard Carapaz après un dépannage chaotique. Même pour les victoires d’étapes, la tâche n’a pas été aisée : Dylan Groenewegen a débuté son Tour par une chute dans le final bruxellois alors que Wout Van Aert y a fini son contre-la-montre palois (et sa course) dans des barrières. Il reste donc une marge de progression ou, a minima, une fenêtre de tir pour confirmer l’an prochain. Surtout qu’en 2020, Tom Dumoulin viendra renforcer cette armada déjà bien fournie.

Le flop : les courses d’un jour

« Flop » est sévère, mais le bilan de Jumbo-Visma sur les courses d’un jour est loin d’être aussi florissant que celui des courses à étapes (cinq victoires). Les Néerlandais n’ont pas pesé autant qu’attendu sur les classiques du printemps. D’ailleurs, sur cette partie de la saison, les Jaunes et Noirs ne comptent qu’un seul succès sur une course d’un jour (Groenewegen aux Trois Jours de Bruges-La Panne). Grâce à un Primoz Roglic, en feu sur les semi-classiques italiennes d’automne, le bilan reste relativement honorable. Sur les monuments, Jumbo-Visma a décroché comme meilleur résultat une sixième place grâce Wout Van Aert sur Milan-Sanremo. On est loin du calibre d’un Deceuninck-Quick Step mais cela représente un petit progrès par rapport à l’exercice précédent, où aucun membre de l’équipe néerlandaise n’avait fait mieux qu’une dixième place. Étant donné la jeunesse des leaders annoncés sur les classiques (26 ans en moyenne), la formation de Richard Plugge peut ambitionner davantage l’année prochaine.

La stat : 1135

C’est la différence de points entre Primoz Roglic, n°1 mondial au classement UCI avec 4705 points, et son dauphin, Julian Alaphilippe, 3570 points. Pour donner un ordre d’idée, une victoire sur le Tour de France, épreuve la mieux coté par l’UCI, rapporte « seulement » 1000 points. Cet écart correspond presque au total de points de Steven Kruijswijk dans ce classement (43e avec 1230).

La note des lecteurs : 17,1

Les notes 2019 (sur 20)

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