On a décidé de remettre ça. Il y a un an, nous publiions pour la première fois notre top 50. Un projet qui nous titillait depuis un moment. Nous voulions établir une hiérarchie du peloton actuel, à la manière de ce qui se fait régulièrement dans les sports américains. Mais ce classement se doit d’évoluer, et celui de 2018 ne peut pas être celui de 2019. En ce début d’année, il est donc temps de vous proposer notre deuxième édition.

Pour mettre en place ce classement, nous avons tous tenté de répondre à une question : si nous avions à constituer une équipe pour la saison 2019, quel leader prendrions-nous ? Cette hiérarchie n’est donc pas un classement de la saison 2018. Bien sûr, notre top 50 portera à débat, comme le précédent. Au sein même de la rédaction, où la plupart d’entre nous ont passé plusieurs heures à définir leur hiérarchie, il y a eu des désaccords. Mais au terme de plusieurs tours de votes, voici notre verdict.

Retrouvez tous nos articles sur le Top 50.

  • 50e Pierre LATOUR

    31 pts
    Entrée dans le top 50 / 25 ans / Français / AG2R La Mondiale

    Le double champion de France en titre du contre-la-montre est encore en phase d’apprentissage, mais, à un point près, il se glisse dans notre classement. Aussi bon rouleur que grimpeur, Pierre Latour a réalisé de belles prestations sur les courses d’une semaine en 2018. Au service de Romain Bardet sur le Tour de France, il a tout de même terminé avec le maillot blanc.

  • 49e Sonny COLBRELLI

    32 pts
    Entrée dans le top 50 / 28 ans / Italien / Bahrein-Merida

    Homme de classiques, avec des tops 10 sur le Tour des Flandres, l’Amstel Gold Race et Milan-Sanremo depuis 2017, l’Italien est un redoutable sprinteur, encore plus lorsque la route s’élève un peu. Pour faire partie des meilleurs sprinteurs, il ne lui manque qu’un succès sur un grand tour, qu’il lui a échappé de peu sur le Tour de France l’été dernier.

  • 48e Marcel KITTEL

    37 pts
    - 39 places / 30 ans / Allemand / Katusha-Alpecin

    Dégringolade au classement pour Marcel Kittel, qui se voit pénalisé pour avoir levé seulement deux fois les bras en 2018, sur Tirreno-Adriatico. Total surprenant pour l’Allemand, qui avait pris l’habitude de dominer les sprints les deux saisons précédentes. Mais c’était sous le maillot bleu de la Quick-Step, et son changement de formation n’a pas été bénéfique, bien au contraire.

  • 47e Pascal ACKERMANN

    43 pts
    Entrée dans le top 50 / 24 ans / Allemand / Bora-Hansgrohe

    Au départ dans l’ombre de Greipel et Kittel en Allemagne, de Sagan et Bennett dans sa propre équipe, Pascal Ackermann s’est fait un nom en 2018. Le jeune sprinteur a remporté les neuf premiers bouquets de sa carrière professionnelle, dont son titre national. En attendant de découvrir les grands tours, certainement en 2019, il intègre notre classement.

  • 46e Yves LAMPAERT

    44 pts
    Entrée dans le top 50 / 27 ans / Belge / Deceuninck - Quick Step

    Dans un collectif ultra-performant sur les classiques flandriennes, le garçon a appris et il est désormais en train de se faire une place de choix. Il est l’une des raisons pour lesquelles le patron de Quick-Step, Patrick Lefevere, ne s’inquiète pas du vieillissement de Gilbert et du départ de Terpstra. Lampaert est voué à voir ses responsabilités grandir en 2019.

  • 45e Dylan TEUNS

    46 pts
    Entrée dans le top 50 / 26 ans / Belge / Bahrain-Merida

    En 2017, le jeune Belge s’était révélé grâce à sa victoire sur le Tour de Pologne et sa troisième place sur la Flèche Wallonne. En 2018, Teuns a trouvé un nouveau statut. Capable de briller sur les monuments (3e du Tour de Lombardie) comme sur les courses d’une semaine (6e de Paris-Nice), le coureur jusqu’ici sous contrat avec BMC voudra confirmer avec sa nouvelle équipe, Bahrain-Merida.

  • 44e Domenico POZZOVIVO

    47 pts
    Entrée dans le top 50 / 36 ans / Italien / Bahrain-Merida

    Cinquième du Giro alors qu’il a longtemps été sur le podium provisoire, Domenico Pozzovivo fait son entrée dans notre top 50. Expérimenté, l’Italien d’un mètre soixante-cinq a montré qu’il fallait encore compter sur lui en haute-montagne, surtout en Italie. Seul bémol, Pozzovivo gagne rarement, ce qui le pénalise forcément dès qu’il doit être comparé à d’autres leaders.

  • 43e Matej MOHORIC

    47 pts
    Entrée dans le top 50 / 24 ans / Slovène / Bahrain-Merida

    Oublié du top 50 pour certains, placé dans le top 20 par d’autres, le Slovène est un coureur clivant. Mais le garçon tente énormément et gagne beaucoup : sept fois la saison dernière. Dans une équipe Bahrain-Merida qui cherche des leaders, il est une valeur sûre. L’ancien champion du monde espoir est sans doute à sa place, juste devant son coéquipier Pozzovivo.

  • 42e Alexander KRISTOFF

    53 pts
    - 15 places / 31 ans / Norvégien / UAE-Team Emirates

    Son transfert vers UAE-Team Emirates a plutôt été un flop, mais Alexander Kristoff parvient tout de même à se maintenir dans le top 50 de la Chronique du Vélo. Le Norvégien est bien moins prolifique ces dernières années, mais il reste un coureur régulier tout au long de la saison. En fin de contrat en 2019, il va devoir prouver dans les mois à venir qu’il n’est pas encore sur le déclin.

  • 41e Richard CARAPAZ

    54 pts
    Entrée dans le top 50 / 25 ans / Equatorien / Movistar

    Saison remplie pour le prodige équatorien, devenu en 2018 le premier coureur de son pays à remporter une course professionnelle en Europe. Le coureur de 25 ans a su assumer un rôle de leader sur le Giro. Il y a remporté une étape et a terminé 4e du général, sans prendre de risques pour aller plus haut. On lui promet un avenir doré, même s’il faudra se faire une place dans un collectif pléthorique.

  • 40e Marc SOLER

    55 pts
    Entrée dans le top 50 / 25 ans / Espagnol / Movistar

    Brillant vainqueur de Paris-Nice, où il a illuminé la course au soleil le jour de l’arrivée, Marc Soler a marqué les esprits. L’Espagnol n’a malheureusement pas pu profiter une autre fois du statut de leader de la puissante Movistar. Contraint de faire l’équipier, Soler, qui va rentrer dans ses meilleures années, ne devra pas se tromper de direction.

  • 39e Jasper STUYVEN

    59 pts
    Entrée dans le top 50 / 26 ans / Belge / Trek-Segafredo

    Seuls deux coureurs ont terminé dans le top 5 des deux dernières éditions de Paris-Roubaix : Greg Van Avermaet et Jasper Stuyven. Le jeune belge suit quelque peu les traces de son aîné, enchaînant depuis deux ans les places d’honneur sur les grandes classiques pavées du circuit. A surveiller en avril prochain.

  • 38e Rigoberto URAN

    72 pts
    - 18 places / 31 ans / Colombien / Education First

    Malgré une saison 2018 moins aboutie qu’en 2017, le nom de Rigoberto Uran est toujours à surveiller dans une start-list. Le Colombien a joué les premiers rôles sur la Vuelta (7e du général), mais n’a pas réédité sa deuxième place du Tour 2017, devant en 2018 abandonner avant l’Alpe d’Huez. Toujours placé sans gagner, l’ancien Sky a chuté dans notre classement 2019.

  • 37e Tiesj BENOOT

    79 pts
    + 13 places / 24 ans / Belge / Lotto-Soudal

    Tiesj Benoot a gagné d’une main de maître la course la plus incroyable et intense de 2018, les Strade Bianche. Résultat, un bond de 13 places dans notre top 50, dont il avait pris la dernière place l’an dernier. Le Belge aurait même pu progresser davantage si on l’avait aperçu le reste de la saison, ce qui n’a que trop rarement été le cas.

  • 36e Oliver NAESEN

    86 pts
    - 8 places / 28 ans / Belge / AG2R La Mondiale

    Le garçon a perdu quelques places au classement, parce que sa dernière campagne flandrienne a été moins flamboyante que la précédente. Mais il a su rassurer tout le monde au cœur de l’été : lieutenant précieux sur le Tour, vainqueur solide à Plouay, Naesen reste une machine à rouler qui, à 28 ans, arrive dans ses meilleures années pour viser un monument.

  • 35e Adam YATES

    91 pts
    - 2 places / 26 ans / Britannique / Mitchelton-Scott

    Adam Yates stagne dans notre classement. Moins brillant que son jumeau, le Britannique a été aussi emballant sur les courses d’une semaine que décevant sur le Tour de France. Il s’est mué en équipier de luxe pour son frère sur la Vuelta, mais l’aperçu de son talent nous laisse pour le moment sur notre faim.

  • 34e Philippe GILBERT

    96 pts
    - 27 places / 36 ans / Belge / Deceuninck - Quick Step

    Toujours plus flandrien depuis qu’il a signé chez Quick-Step, le vétéran reste une valeur sûre du peloton. Il y a quelques semaines, au moment d’élire le flandrien de l’année, il terminait encore troisième – pour la rédaction comme pour vous, lecteurs. Ce n’est pas dit qu’il puisse gagner de nouveau un monument, mais Patrick Lefevere aurait tort de se priver de ses services.

  • 33e Michael WOODS

    101 pts
    Entrée dans le top 50 / 32 ans / Canadien / Education First

    Le cas du Canadien a divisé, certains l’excluant du top 50, d’autres le mettant dans le top 20. Michael Woods a pourtant réalisé la meilleure saison de sa carrière, avec une première étape de grand tour sur la Vuelta et des podiums sur Liège-Bastogne-Liège et les championnats du monde. Souvent oublié, Woods s’affirme saison après saison comme un sérieux outsider sur les classiques ardennaises.

  • 32e Arnaud DÉMARE

    122 pts
    - 7 places / 27 ans / Français / Groupama-FDJ

    Dans nos votes individuels, le Français a souvent été classé entre la 20e et la 30e place. C’est un peu moins bien que l’an passé, mais tout à fait correct. Parce que le Français ne parvient pas, pour l’instant, à s’imposer comme l’un des tout meilleurs sprinteurs du monde, mais qu’il sait répondre présent lors des gros rendez-vous, notamment Milan-Sanremo et le Tour.

  • 31e Tim WELLENS

    122 pts
    + 18 places / 27 ans / Belge / Lotto-Soudal

    Le puncheur belge prend ses aises dans notre palmarès. Le leader de Lotto-Soudal alterne avec un certain succès classement général et victoire d’étape. Capable de s’exprimer sur plusieurs terrains tout en étant régulier, il a terminé à 27 reprises dans le top 10 en 2018, sur les 64 jours de course qu’il a disputé (42%).

LA MÉTHODE

Huit de nos rédacteurs ont établi une liste de 50 noms, qu'ils considéraient comme les meilleurs coureurs du peloton, sans avoir à les classer précisément. Nous avons conservé tous les coureurs cités au moins trois fois (56 au total) pour un deuxième tour. Il revenait alors à chacun de classer les 50 meilleurs coureurs parmi ces sélectionnés. Cinquante points allaient au premier, un au cinquantième, puis nous avons exclu, pour chaque coureur, le meilleur et le moins bon score pour livrer notre classement final.

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