Derrière Geraint Thomas en pole position, la bataille pour les marches du podium s'annonce intense - Photo ASO/Alex Broadway
28 juillet 2018
Saint-Pée-sur-Nivelle
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Trois pour deux

Sur les chemins verdoyants et pimentés du Pays-Basque, trois coureurs rêvent encore d’entourer Geraint Thomas sur le podium du Tour à Paris. Tom Dumoulin, Primoz Roglic et Christopher Froome. Lequel des trois semble dans la meilleure position ? Nous avons interrogé les statistiques.

Le tiercé gagnant mondial


Le Néerlandais, le Slovène, et le Britannique, voici les trois meilleurs rouleurs du monde, si l’on prend pour référence le podium des championnats du monde 2017 du contre-la-montre, à Bergen. Sur le tracé norvégien, marqué par une ascension finale de presque quatre kilomètres à 10 % de moyenne, Tom Dumoulin avait surclassé ses deux homologues. L’ancien sauteur à ski fut repoussé à près de 57 secondes, tandis que Froome, exténué par son doublé Tour-Vuelta, avait cédé 1’21’’ et conservé le bronze pour quelques secondes.

Sur ce plan, on s’aperçoit que le Néerlandais n’a pas décroché son premier sacre mondial devant n’importe qui, et qu’en condition, il est quasiment impossible de le devancer. Attention toutefois, car un chrono d’un jour ne reflète pas l’état de chacun au bout de trois semaines d’épreuve. De même, le dénivelé total de demain avoisinera les 610 mètres, soit plus que les 502 de l’escapade scandinave. Depuis, Froome, capable du bon et du moins bon, semble encore avoir perdu en vivacité par rapport à un Roglic explosif.

Des indications significatives


À l’exception du dernier championnat du monde, jamais les trois gaillards n’ont eu le luxe de s’affronter en simultané dans l’effort individuel. Roglic passant en World Tour à l’aube de la saison 2016, le calendrier n’a pas facilité la tâche. Pourtant, les affrontements impliquant deux des trois candidats au podium sont assez fréquents. En ce qui concerne le possible match de ce samedi, Tom Dumoulin possède un léger ascendant psychologique sur Primoz Roglic. Le Batave a déjà disposé du Slave sur les deux derniers chronos mondiaux, tandis que le leader de l’équipe LottoNL s’était révélé aux yeux du grand public sur le Giro 2016.

Battu pour quelques dixièmes par Dumoulin sur le prologue, il avait ensuite claqué un chrono monumental dans les vignobles du Chianti, collant 1’58’’ au papillon de Maastricht sur quarante bornes. Le match Froome-Dumoulin, lui, est plus régulier, mais la tendance s’est clairement inversée au fil du temps. Dominateur sur son premier Tour de France accompli, le Britannique doit désormais subir la loi chronométrique du maillot Sunweb, qui l’a dernièrement rappelé sur le Giro. Pour lui, la donne n’est même pas rassurante vis-à-vis de Roglic. Dominé par un score de deux à un, Froome n’a pris l’ascendant qu’à une seule reprise, à Marseille l’an passé.

La dynamique Roglic


Sur la forme du moment, le natif de Trbovjle qui a choisi de résider du côté de Novo Mesto apparaît en pole position. Moins fatigué que Dumoulin et Froome qui tous les deux ont un Tour d’Italie dans les pattes, le nouveau venu à ce stade de la compétition finit extrêmement fort son Tour de France. Même sans ça, depuis le 1er janvier 2017, il est le seul à avoir remporté cinq étapes chronométrées sur des parcours très divers. Parcours plats, chronos de moyenne montagne au Pays-Basque – déjà – ou en Romandie, il cumule autant de podiums que le Hollandais, qui a cependant l’expérience des grands rendez-vous, comme en témoigne son Giro victorieux et l’or norvégien.

Pour Froome, le balancier s’inverse encore plus, puisqu’il n’a levé les bras qu’une seule fois sur son vélo de chrono en presque deux ans, sur la Vuelta. Sur un parcours dépourvu de difficultés, à la fin d’une épreuve où la concurrence avait déjà été matée en amont. Depuis son troisième sacre français en 2016, marqué par une démonstration à Megève, Froome est loin d’être imbattable dans ce genre de configuration, et accuse le coup. Cinq fois hors des dix premiers, attention au départ cet après-midi pour ne pas voir s’envoler la possibilité de placer deux coureurs de chez Sky dans les trois premiers. Jonathan Castroviejo et Michal Kwiatkowski, éclaireurs hors-pair, devraient toutefois bien l’aiguiller.

Tour de France
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Et voilà ! Je rentre de vacances (sans ordi ni télé) et je m’aperçois en rentrant que mon commentaire du 12 juillet a pris toute sa valeur :  » (la victoire de Thomas) Une façon comme une autre de nous faire avaler la « pilule Sky » (« Si ce n’est pas lui, c’est donc son frère » !) Bof… Quel mauvais scénario cousu de fil blanc… » Et oui !… Il fallait s’y attendre à cette mascarade « Sky » ! Aux yeux de tous (coureurs, spectateurs, journalistes et même sponsors) une nouvelle victoire de « l’Alien » ne serait pas passée… Mais l’entourloupe est quand même un peu grossière non ? Qui va gober ça ?!… Enfin, visiblement, Je n’ai donc apparemment pas loupé grand chose mis à part, bien sûr, vos articles et leurs débats et, quand même, les deux victoires du guerrier Alaphilippe, la « défaillance » annuelle et humaine de Bardet (je suis d’accord avec quelques commentaires lus dans les chroniques précédentes ; il lui faudrait aller sur le Giro ou la Vuelta, mais ses sponsors seront-ils d’accord ?), la déconvenue Barguil, la confirmation Dumoulin et surtout, surtout, pour mon plus grand plaisir et ma plus grande joie : la troisième place… Lire la suite »