Deuxième du Ronde, Mads Pedersen a décroché le plus beau résultat de son équipe sur les flandriennes - Photo Digitalclickx
Bilan 2018

En cette fin de saison, l’heure des bilans est venue. La Chronique du Vélo a passé au crible l’exercice 2018 de chaque équipe, chaque rédacteur a livré sa note sur vingt permettant de faire une moyenne puis d’établir un classement. Des notes subjectives, basées sur les résultats mais aussi les effectifs et les objectifs annoncés en début d’année. Pour élargir le débat, nous avons aussi ajouté votre note, à la fin de chaque article, après une consultation lors de laquelle vous avez été une centaine à répondre.

2 novembre 2018

Trek ne s’en sort pas si mal

10,9/20

On se demandait comment qualifier la saison de Trek. Et puis on s’est dit qu’en un an, malgré le départ d’Alberto Contador, si peu de choses avaient changé. Alors comme l’an dernier, disons que Trek ne s’en sort pas si mal. Avec un jeune espoir en train de prendre le pouvoir et des grands noms pas tout à fait capables de prendre le leadership de l’équipe, il y a des motifs d’espoir mais aussi d’inquiétude.

Le top : Mads Pedersen

On le savait à l’aise sur les pavés mais on pouvait difficilement s’attendre à le voir arriver aussi haut aussi vite. Deuxième du Tour des Flandres au printemps derrière un grand et surtout bien plus expérimenté Niki Terpstra, Pedersen a confirmé sans attendre son potentiel sur les classiques. Déjà vainqueur chez les jeunes de Paris-Roubaix junior et de Grand-Wevelgen espoir, le Danois, pour ce qui était seulement sa deuxième saison dans l’élite, et sa première participation au Ronde, a prouvé qu’il était taillé pour ce genre d’épreuves. Plus c’est dur, plus il est fort. À l’aise sous la pluie et le froid, ses qualités de rouleurs et sa petite pointe de vitesse lui permettent d’espérer de grands résultat à l’avenir sur les flandriennes. L’équipe Trek ne s’y est pas trompée en prolongeant son contrat jusqu’en 2020. Pedersen est un diamant à polir, peut-être le plus précieux de la génération danoise qui arrive petit à petit sur le devant de la scène.

Le flop : l’absence de leaders

Jusqu’a l’hiver dernier, Trek avait toujours pu compter sur des vrais patrons au sein de son effectif : Cancellara, Schleck, Contador. Rarement la formation américaine (ou avant, luxembourgeoise) ne s’alignait au départ d’une course sans l’ambition de jouer les premiers rôles. Mais les temps ont changé et depuis le départ de Contador à l’intersaison, malgré la présence de Bauke Mollema et John Degenkolb, l’équipe court sans véritable leader. Le Néerlandais comme l’Allemand, en dépit de quelques coups d’éclats ou même d’un palmarès très alléchant – en particulier pour le second – ne sont pas des cadors capables d’emmener l’équipe dans leur sillage. Quant à Stuyven, aussi talentueux soit-il sur les pavés, le costume de leader semble un peu trop grand pour lui. Point positif dans ce grande vide qu’ont laissé les départs successifs de Cancellara et Contador, ces deux derniers hivers, Trek a réalisé ce qu’il manquait et recruté Richie Porte en vue de la saison prochaine.

La stat : 22 ans

C’est l’âge de Mads Pedersen. Sa seconde place sur le tour des Flandres cette année fait de lui le plus jeune coureur à monter sur le podium de l’épreuve depuis Gregor Braun en 1978.

La note des lecteurs : 11,6

Les notes 2018

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Reg
Reg

Dommage de ne pas citer John Degenkolb et son étape de pavés. Symboliquement au-dessus de n’importe quel autre résultat de l’équipe Trek cette année, en terme de performance certainement pas moins que la deuxième place de Pedersen au Tour des Flandres.

rolfsorensen
rolfsorensen

Stuyven, Degenkolb et Pedersen ont formé un chouette trio sur les pavés cette année, souhaitons-leur au moins autant de réussite pour 2019.

Sur les tours, le pauvre Mollema, très esseulé, a plutôt montré une régression, malheureusement. Une Trek également assez absente des sprints, même si Nizzolo a faiblement remontré le bout de son nez en fin de saison.

Une saison de transition assumée comme telle mais une équipe très démunie dès que la route s’élevait dans les massifs alpestres ou pyrénéens.