Comme Pinot, Miguel Angel Lopez a très peu couru depuis la fin d'un Giro qu'il a lui terminé à la troisième place - Photo RCS Sport
Favori Vuelta #3
24 août 2018
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Et si c’était pour Lopez ?

La rédaction de Chronique du Vélo se met à l’heure espagnole pour décrypter les favoris du 73e Tour d’Espagne. Jusqu’au jour du départ, nous allons donc revenir sur chacun de ces protagonistes. À la troisième place aujourd’hui, Miguel Angel Lopez.

Âgé de 24 ans, Miguel Angel Lopez ne restera pas éternellement avec ce visage de gamin insouciant. Mis face à ses responsabilités depuis deux saisons, l’un des si nombreux grimpeurs colombiens de sa génération doit encore repasser l’examen qui lui délivrera, ou non, le titre de champion. Comme Aru en 2015, c’est le Tour d’Espagne qui peut lui offrir ce sésame.

D’une extrême tranquillité

Vainqueur comme Nairo Quintana du Tour de l’Avenir, « Superman » n’a jamais traîné pour étaler sa classe. Alors enrôlé par Alexandre Vinokourov dans une équipe Astana si riche en talents, Lopez a fait ses gammes relativement dans l’ombre, s’illustrant d’abord en Turquie, en Suisse ou encore à Burgos. Loin de l’excitation médiatique pesant autour du couple italien Nibali-Aru et du poil à gratter Mikel Landa. Au rythme des départs de chacun, le natif de Pesca est logiquement devenu le numéro un sur les courses par étapes, même si l’expérimenté Jakob Fuglsang permet également de sauver la maison. Jamais inscrit au Tour de France, pour respecter les règles d’un apprentissage plutôt tardif et traditionnel, Lopez n’est pas du genre à faire des vagues. Mais plutôt à démarrer en pleine pente jusqu’à ne plus être revu.

C’est dans son style caractéristique qu’il inscrit son nom au sommet des montées les plus difficiles du cyclisme, comme l’ascension de Superga sur Milan-Turin ou le Kitzbüheler Horn en Autriche. Sur la dernière étape du Tour de Suisse 2016, où il fait les différences, idem. Dans le dernier col, le Sud-Américain s’isole par une attaque tranchante, creuse l’écart et finit comme un grand. En grande forme durant le début de saison 2018, avec un nouveau coup d’éclat dans la Montagne Verte omanaise, Lopez a dû jusqu’ici se contenter des places d’honneur, terminant troisième du Giro. Et sur le Tour de Burgos, il va sans dire que son compatriote Sosa lui a joué un bien mauvais tour. De quoi remettre en cause sa préparation jusqu’à présent sereine pour son deuxième grand tour de l’année ?

Bien rester concentré

Pour sa première expérience sur trois semaines il y a un an, « MAL » avait impressionné en triomphant à deux reprises, du côté de l’observatoire de Calar Alto ainsi qu’à la Sierra Nevada. Reprenant 1’38’’ à Christopher Froome avant le contre-la-montre individuel, il avait accusé le coup dans l’Angliru, mais n’aurait pas jouit de la même liberté s’il n’avait pas été autant distancé en première semaine. A la première journée de repos, Lopez était quinzième à près de quatre minute trente du maillot rouge. Dans un certain sens, les événements se sont reproduits en première partie de saison pour celui qui convoitait le Tour d’Italie. Victime d’une chute et des cassures sur les premières étapes siciliennes, Lopez abordait la troisième semaine dans une position inconfortable, à plus de trois minutes de Simon Yates. Lutter une bonne partie du Giro avec l’équatorien Richard Carapaz pour assurer le gain du maillot blanc n’était pas non plus prévu.

Et s’il ne fut pas en mesure de suivre Froome dans l’étape du Finestre, Lopez signa tout de même à Rome un podium qui s’annonçait mal embarqué. Victime d’un manque de concentration évident dans les moments où une course se perd mais ne se gagne pas, l’« escarabajo » a encore tant à prouver dans les grands instants, alors que son talent intrinsèque ne souffre d’aucune contestation. Un peu à la manière de Fabio Aru, qui s’avançait sur la Vuelta 2015 en reconquête après avoir perdu son tour national. Naïf tactiquement, le Sarde avait échoué en mai sur un Contador pas si souverain que ça. On connaît la suite de l’histoire. Obtenant le scalp de Dumoulin, Aru obtenait sa première grande victoire à 25 ans, quand Lopez n’en a que 24. Point commun ? Astana. Alors, le Colombien peut-il emprunter la même trajectoire ? Oui, à condition de ne rien lâcher vingt-et-un jours durant.

Selon vous, qui remportera le Tour d'Espagne ?

  • Nairo Quintana : 23%
  • Richie Porte : 23%
  • Thibaut Pinot : 13%
  • Vincenzo Nibali : 12%
  • Simon Yates : 11%
  • Miguel Angel Lopez : 8%
  • Un autre : 5%
  • Fabio Aru : 2%
  • Rigoberto Uran : 1%
  • George Bennett : 1%

Nombre de votants : 203

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