Trois petites victoires, c’est trop peu pour Jean-René Bernaudeau et ses hommes, qui obtiennent la plus mauvaise note de nos bilans. Même si la saison raccourcie et amputée d’un certain nombre de courses n’a pas aidé les équipes de deuxième division, les leaders de l’équipe vendéenne n’ont pas su répondre présent. Un échec qui met en évidence les difficultés des recrues, depuis plusieurs années. Rares sont celles qui donnent satisfaction.

Le top : Niccolo Bonifazio

Sur le plan comptable, Niccolo Bonifazio a fait moins bien que ses sept succès de l’an passé. Mais avec deux victoires et de belles places d’honneur, le sprinteur italien reste celui qui a fait briller son équipe. Sur le Tour d’Arabie saoudite, en février, il s’est offert Phil Bauhaus et Nacer Bouhanni, avant surtout de s’imposer en costaud à La Côte-Saint-André sur Paris-Nice. Certes, le plateau n’était pas monstrueux, mais c’est une victoire en World Tour qui compte, à la fois pour Bonifazio, qui n’en comptait qu’une seule dans sa carrière jusqu’ici, et pour Total Direct Energie, dépendante des invitations des organisateurs. L’Italien a traversé le Tour de France sans éclat mais a su se montrer sur quelques classiques, comme lors du GP de l’Escaut où il a pris la deuxième place derrière Ewan. Pas sûr qu’il conserve autant de libertés dans les sprints en 2021 compte tenu de l’arrivée de Boasson Hagen, mais cette année, sans lui, la saison aurait été encore plus décevante.

Le flop : Le rendement des leaders

Cette saison a été celle du vide pour Total Direct Energie. Trois victoires seulement, c’est le pire bilan depuis la création de l’équipe de Jean-René Bernaudeau. Un échec qu’on n’avait pas vu venir puisque le cru 2019 avait été ponctué de 16 bouquets. Symbole de cette année ratée, Lillian Calmejane n’a pas tenu son rang. Diminué par les chutes au mois d’août, il n’a pas pu défendre ses chances sur le Tour de France où il a rapidement abandonné. Il aurait aimé un autre baroud d’honneur avant de rejoindre AG2R La Mondiale. C’est en fait l’ensemble des leaders de Total Direct Energie qui n’ont pas été au niveau, Niki Terpstra, recruté il y a maintenant deux ans, n’ayant toujours pas le rendement attendu – et ça risque de ne pas aller en s’améliorant. Les départs de Coquard, Voeckler et Chavanel, alors qu’ils datent de plusieurs années, n’ont toujours pas été compensés. Des coureurs sont arrivés, sans jamais avoir le même rendement. La structure vendéenne a mis les moyens pour l’an prochain avec le recrutement de Boasson Hagen, Latour, Vuillermoz, Turgis ou Lawless. L’échec n’est plus permis.

La stat : 11

En tout, l’équipe Total Direct Energie n’a décroché que 11 podiums en 2020, une autre illustration d’un maigre bilan.

La note des lecteurs : 6,3

Les notes 2020 (sur 20)

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