Sagan, s'il n'a pas été le seul fer de lance de l'équipe Bora cette saison, a malgré tout ramené les succès les plus importants, sur le Tour - Photo ASO / P. Ballet
Bilan 2018

En cette fin de saison, l’heure des bilans est venue. La Chronique du Vélo a passé au crible l’exercice 2018 de chaque équipe, chaque rédacteur a livré sa note sur vingt permettant de faire une moyenne puis d’établir un classement. Des notes subjectives, basées sur les résultats mais aussi les effectifs et les objectifs annoncés en début d’année. Pour élargir le débat, nous avons aussi ajouté votre note, à la fin de chaque article, après une consultation lors de laquelle vous avez été une centaine à répondre.

8 novembre 2018

Sagan n’est plus seul chez Bora

14,6/20

Fer de lance de Bora-Hansgrohe depuis son arrivée la saison dernière, Peter Sagan n’a cette année pas été le seul à ramener un grand nombre de succès pour l’équipe allemande. Le Slovaque fut bien aidé par deux autres sprinteurs, au contraire de ses équipiers grimpeurs, Rafal Majka en tête.

Le top : les sprinteurs

Bien évidemment, Peter Sagan est un top logique de la formation Bora-Hansgrohe. Vainqueur de Paris-Roubaix et Gand-Wevelgem au printemps, puis devenu logique sextuple maillot vert du Tour de France en juillet, le désormais ex-champion du monde a une fois de plus vécu une saison aboutie. Sa pointe de vitesse a même semblé un poil plus performante que par le passé, ce qui promet pour les années à venir. C’est d’ailleurs cette même caractéristique qui a permis à deux de ses coéquipiers de briller lors de plusieurs sprints massifs. Pascal Ackermann et Sam Bennett ont en effet gagné respectivement neuf et sept fois cette saison. Le champion d’Allemagne n’avait jamais levé les bras avant son succès sur le Tour de Romandie. Cela l’a véritablement lancé, puisqu’il s’est offert le luxe de battre Elia Viviani sur la London Classic et Arnaud Démare sur le GP de Fourmies en fin de saison, preuve de la valeur du garçon. De son côté, l’Irlandais a découvert les victoires sur les grands tours grâce au Giro, où trois sprints sont venus le récompenser.

Le flop : Rafal Majka

Si le sprint fut à la fête en 2018 chez Bora, on ne peut pas en dire autant pour les montagnards. En premier lieu, Rafal Majka, auteur d’une saison plus que décevante, achevée sans aucune victoire, une première depuis 2013, année où il obtint ses premières places d’honneur dans le peloton professionnel. Alors que dans l’année de ses 29 ans, Rafal Majka aurait pu accéder au rang supérieur, notamment sur les courses de trois semaines, où ses qualités en haute altitude doivent en faire un protagoniste sérieux, l’homme aux onze victoires professionnelles a semblé régresser. Tombé sur plus fort que lui lors des échappées fleuves victorieuses des grands tours, il a toujours semblé manquer un petit quelque chose au Polonais pour pouvoir lever les bras. Son podium sur la Vuelta 2015 et ses deux maillots à pois remportés sur le Tour n’étaient qu’un lointain souvenir cette saison. A lui de nous montrer, en 2019, qu’il vaut bien mieux qu’une accumulation de top 10.

La stat : 19/22

Sur les 22 victoires World Tour de Bora-Hansgrohe cette saison, seules trois ont échappé au trio de sprinteurs Sagan-Ackermann-Bennett. Jay McCarthy avait ouvert la voie en début d’année en remportant la Cadel Evans Great Ocean Race, puis la 3e étape du Tour du Pays-Basque deux mois plus tard. Enfin, Gregor Mühlberger a levé les bras au terme de la 6e étape du Binck Bank Tour en août dernier.

La note des lecteurs : 14,7

Les notes 2018

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Angelo Pardi
Angelo Pardi

Ce qui est à noter surtout c’est que Sagan a enfin eu des coéquipiers de bon niveau sur les classiques.

Fouad
Fouad

Et l arrivée de Drucker et Gatto va le renforcer Sagan Oss Bodnar Marcus Postelberger Drucker Gatto sa de la gueule

Angelo Pardi
Angelo Pardi

Il ne lui manque qu’un co-leader pour décharger un peu la pression de ses épaules (à l’image de ce que fait la QS avec ses multiples atouts en fin de course).