En même temps qu'il a franchi un cap dans sa carrière, Julian Alaphilippe a été le moteur de l'équipe Quick-Step - Photo ASO / K. Edwards
Bilan 2018

En cette fin de saison, l’heure des bilans est venue. La Chronique du Vélo a passé au crible l’exercice 2018 de chaque équipe, chaque rédacteur a livré sa note sur vingt permettant de faire une moyenne puis d’établir un classement. Des notes subjectives, basées sur les résultats mais aussi les effectifs et les objectifs annoncés en début d’année. Pour élargir le débat, nous avons aussi ajouté votre note, à la fin de chaque article, après une consultation lors de laquelle vous avez été une centaine à répondre.

14 novembre 2018
Par  Robin Watt 

Quick-Step sans concurrence

18,2/20

Il n’y a pas grand chose à redire. Soixante treize victoires, grâce à quatorze coureurs différents, avec dans le tas deux monuments, treize étapes de grands tours, des classiques en pagaille et même un inattendu podium sur la Vuelta : Quick-Step a survolé la saison et décroche d’assez loin la meilleure note de nos bilans.

Le top : Julian Alaphilippe

Il y avait pas mal de choix. On aurait pu mettre en avant Viviani, Terpstra ou même Jungels sans que cela fasse tâche. Mais dans la saison de Quick-Step, un homme est quand même sorti du lot : Julian Alaphilippe. Trois ans après un printemps qui l’avait révélé au grand public, il était attendu au tournant pour enfin concrétiser, et il ne s’est pas loupé. Sur la Flèche Wallonne, chasse gardée d’Alejandro Valverde depuis quatre ans, le Français a forcé le passage de témoin. Intouchable sur le Mur de Huy, il a fait comprendre à tous qu’il était prêt, désormais, à endosser le costume de patron. Un an après une saison frustrante, qui l’avait vu déclarer forfait pour les classiques puis pour le Tour, il a alors poursuivi son opération « rattrapages ». Deux étapes et le maillot à pois au mois de juillet lui ont permis de devenir le nouveau chouchou du public. La Clasica San Sebastian, une semaine après l’arrivée sur les Champs, était la cerise sur le gâteau. Finalement, après tout ça, être sacré champion du monde aurait presque été indécent.

Le flop : Fernando Gaviria

Il faut faire un sacré effort pour trouver un point négatif dans la saison de l’équipe belge. Cela aurait pu être Paris-Roubaix, la course fétiche de Patrick Lefevere, sur laquelle Quick-Step n’a pas su peser. Mais à l’arrivée, Niki Terpstra était quand même sur le podium, c’est dire… Alors on a opté pour Fernando Gaviria, en dépit de ses deux victoires d’étapes – et d’un maillot jaune éphémère – sur le Tour de France. C’est ultra-sévère, on en convient. Mais il fallait bien pointer quelque chose, et le Colombien fait partie de ceux dont on pouvait attendre un peu plus. Son abandon en milieu de Tour l’a empêché de décrocher quelques bouquets supplémentaires, comme l’avait fait Marcel Kittel un an avant lui. Sa saison, ponctuée de neuf succès, est d’ailleurs moins aboutie que la précédente, qu’il avait terminé comme coureur le plus prolifique du peloton avec quatorze victoires. Et la fin de l’histoire entre Gaviria et Quick-Step laisse un goût d’inachevé : on connaît le potentiel du garçon et il semble qu’il ne l’ait pas encore exploité au maximum.

La stat : 18

Avec 18 victoires, Elia Viviani est le coureur qui a le plus gagné cette saison. C’est mieux que Gaviria et Kittel en 2017, 14 succès chacun.

La note des lecteurs : 18,2

Les notes 2018

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Amaury
Amaury

Je chipote, mais je trouve que la saison mérite au minimum 19. Il n’y avait pratiquement pas moyen de faire mieux au vu de l’effectif (à mes yeux, il a juste manqué un top 10 avec Jungels au TDF, et un beau résultat à MSR). Pour moi, il fallait oser mettre une note exceptionnelle, qui frôle l’excellence.

rthz
rthz

Finalement, en regardant toutes les notes je trouve qu’on arrive à quelque chose de plutôt logique, j’aurais juste enlevé un point à Sky et mis Lotto Jumbo un peu plus haut. Le seul truc qui me chiffonne au final, c’est la Mitchelton-Scott une je trouve un peu trop haut.

Angelo Pardi
Angelo Pardi

J’ai mis 20 sans me poser de questions, ils ont dominé les classiques comme peu d’équipes, battu leur record de victoire… Et en prime avec Mas ils ont réussi dans les courses par étapes qui ne sont pas censées être leur spécialité. Et le tout en ayant perdu deux coureurs important (parce que sur le papier, remplacer Kittel par Viviani c’était une sacrée perte) !

Gaviria a été longtemps blessé, a manqué toutes les courses de printemps, et domine quand même la concurrence sur le Tour avant son abandon, difficile de parler de flop…