Longtemps sans perspective pour l’avenir, BMC a vécu une saison compliquée. Les deux leaders de l’équipe, Greg Van Avermaet et Richie Porte, n’ont pas atteint leurs objectifs. Seuls Rohan Dennis et les quelques placettes de Jurgen Roelandts, Dylan Teuns et Damiano Caruso sauvent la saison de l’équipe américaine. Au total, la BMC a remporté 22 courses en 2018 : c’est deux fois moins qu’en 2017.

Le top : Rohan Dennis

On le sait, l’Australien est un spécialiste de l’exercice solitaire. Il l’avait montré sur le Tour de France 2015, en grillant la politesse à Tom Dumoulin pour le maillot jaune à Utrecht, ou l’an dernier, sur la Vuelta à Nîmes. En 2018, Rohan Dennis a complété sa collection de bouquets en remportant le chrono de Trente sur le Giro. Le coureur de 28 ans est ainsi rentré dans le club très fermé des vainqueurs d’étape sur chacun des trois grands tours. Avec ses deux victoires sur la Vuelta à la fin de l’été, Dennis a porté son bilan à six succès sur les courses de trois semaines. Mais il y a aussi signé cette année le premier top 20 de sa carrière (16e du Giro). Une vraie performance pour un coureur habitué à abandonner avant la fin des tours auxquels il participe (3 grands tours bouclés sur 8 participations). Pour couronner cette belle saison, l’Australien est devenu pour la première fois de sa carrière champion du monde de contre-la-montre, repoussant son principal adversaire Tom Dumoulin à près d’une minute trente. Au total, huit victoires cette saison. C’est loin d’être son meilleur bilan comptable, mais la qualité est au rendez-vous.

Le flop : la Porte-dépendance sur les grands tours

Les années se suivent et se ressemblent pour Richie Porte. Et donc pour son équipe. Comme en 2017, le leader de la BMC a dû quitter la route du Tour de France au cours de la neuvième étape. Pour la deuxième année consécutive, Damiano Caruso a pris le leadership des BMC. Et sans lui faire offense, l’Italien n’a pas la carrure d’un grand du peloton. Par deux fois, il a échoué à rentrer dans le top 10 de la Grande Boucle. En fait, la BMC est pieds et poings liés aux performances de Richie Porte pour briller sur trois semaines. Nicolas Roche n’a plus (et n’a jamais vraiment eu, en ce qui concerne le Tour) les jambes pour figurer parmi les favoris ou même les outsiders de grands tours, Rohan Dennis n’est pas une valeur sûre et Tejay Van Garderen est une énigme. Alors BMC mise tout sur Richie Porte, qui manque de chance. Sur la Vuelta, l’Australien, malade, n’a jamais été dans le coup. Cette saison, pas de BMC dans le top 15 des classements généraux des trois grands tours : c’est une première historique depuis la création de l’équipe.

La stat : 4

Avec quatre top cinq cette saison sur les cinq grands monuments (Roelandts 5e de Milan-Sanremo, Greg Van Avermaet 5e du Tour des Flandres et 4e du Paris-Roubaix et Dylan Teuns 3e du Tour de Lombardie), l’équipe BMC fait aussi bien que Quick-Step. En revanche, pas une seule victoire, et pire, un seul podium pour l’équipe américaine.

La note des lecteurs : 12,0

Les notes 2018 (sur 20)

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