Il y a eu des victoires, cette saison chez Movistar (26 au total), et même une très grande pour le leader Alejandro Valverde, mais décrochée sous le maillot de l’équipe nationale. Pour autant, les têtes d’affiche d’Eusebio Unzué, patron plein d’ambition en début de saison, sont loin d’avoir répondu à toutes les attentes.

Le top : Alejandro Valverde

Mettons de côté le titre mondial. Parce qu’il va ravir Movistar pendant un an, mais qu’il ne peut pas faire partie de son bilan. Pourtant, même sans ça, Alejandro Valverde est la satisfaction de l’année au sein de la formation espagnole. Quatorze victoires (deuxième homme le plus prolifique en 2018 derrière Elia Viviani), trois courses par étapes, une Vuelta brillante que le Murcian a cru pouvoir remporter jusque dans les derniers jours avant de perdre le podium : malgré les années, le garçon répond présent. Mais on l’a assez souligné tout au long de l’année, Valverde n’a pas fait aussi bien que d’habitude, notamment au printemps. Cinquième de l’Amstel, deuxième de la Flèche, treizième de Liège, il a terminé les ardennaises sans un bouquet, une première depuis 2013. Et pourtant, cela suffit pour faire de lui le fer de lance d’une équipe qui compte deux autres leaders avec Quintana et Landa. Preuve que tout ne tourne pas encore très rond chez Movistar.

Le flop : Nairo Quintana

A force, on a un peu l’impression de devoir lui trouver des excuses chaque année. Mais on va finir par être à court d’idées. Cette saison, le Colombien avait décidé de faire simple : tout sur le Tour, sans s’éparpiller. Chris Froome avait fait le choix de doubler Giro et Tour, un objectif sur lequel Quintana s’était cassé les dents un an plus tôt. Il se voyait donc parfaitement tirer les marrons du feu et enfin ramener le maillot jaune à Paris. Il en a été très, très loin. En fait, il n’a même pas fait illusion, sacrément décroché au classement général avant même que le peloton n’entame la traversée des Alpes. La suite fut un long chemin de croix, où l’on a attendu une réaction qui n’est jamais arrivée, du moins dans les proportions nécessaires. Quintana termine dixième à Paris, trois places derrière son coéquipier Mikel Landa, pourtant pas étincelant lui non plus. Et le Colombien ne s’est pas rattrapé sur la Vuelta, quelques semaines plus tard (8e). Heureusement, sa victoire d’étape à Saint-Lary-Soulan sauve sa saison du néant.

La stat : 2011

C’est la première fois depuis 2011 que l’équipe Movistar termine une saison sans un seul podium sur un grand tour. Les six saisons qui avaient suivi, à une voire deux reprises par année, à chaque fois grâce à Valverde ou Quintana, l’équipe espagnole avait connu cet honneur.

La note des lecteurs : 12,7

Les notes 2018 (sur 20)

Buy me a coffeeOffrir un café
Vous avez aimé cet article de Robin Watt ? Participez à l'élaboration du prochain en contribuant aux frais d’hébergement du site.