Après une poignée d’années dans le creux de la vague, LottoNL-Jumbo a réalisé un exercice 2018 prometteur. Les locomotives Roglic et Groenewegen ont permis à l’équipe néerlandaise de vivre une saison prolifique. Avec 33 succès, il s’agit même de son deuxième meilleur total depuis le début du siècle. Il ne reste plus grand-chose à accomplir pour être de nouveau à la hauteur des poids lourds du peloton.

Le top : Primoz Roglic

Année après année, le rouleur-grimpeur slovène épate un peu plus. Une fois encore, l’ancien sauteur à ski est notre top de l’année. Auteur d’un printemps irrésistible avec trois victoires en autant de courses disputées (Pays-basque, Romandie et Slovénie), Roglic a enchaîné avec un Tour de France particulièrement solide, notamment en troisième semaine où il a arraché une belle victoire d’étape à Laruns grâce à ses qualités de descendeur. Pour une journée, il aurait même pu figurer sur le podium de Paris. Un peu moins performant en fin d’année, le Slovène a probablement fait un mauvais choix en faisant l’impasse sur le contre-la-montre du Mondial au profit d’une épreuve en ligne où une chute loin de l’arrivée a contrarié ses plans. A l’instar d’un Tom Dumoulin, Primoz Roglic a confirmé en 2018 que ses qualités initiales de rouleur sont tout à fait compatibles avec la conquête d’un grand tour. Son arrivée sur le tard dans le peloton professionnel laisse à penser qu’il dispose encore d’une nette marge de progression.

Le flop : Les monuments

Comme en 2017, LottoNL-Jumbo n’a pas vraiment existé sur les cinq monuments de la saison. Le meilleur résultat sur ce prestigieux quinté restera la dixième place de George Bennett au Tour de Lombardie, épreuve où Roglic a un temps figuré dans le groupe qui s’est joué la gagne avant de céder du temps. C’est un poil mieux que sur l’exercice précédent, mais cela reste trop mince. L’équipe néerlandaise n’a pas encore trouvé les hommes pour compenser le départ de Sep Vanmarcke il y a deux ans. LottoNL-Jumbo a pu compter sur Dylan Groenewegen pour des classiques pavées promises aux sprinteurs comme Kuurne-Bruxelles-Kuurne, mais ce dernier reconnaît volontiers qu’il n’a pas les armes pour briller sur les parcours les plus sélectifs tels que le Tour des Flandres ou Paris-Roubaix. Les arrivées de Mike Teunissen, Tony Martin, et potentiellement de Wout Van Aert, sont autant de solutions pour pallier cette carence. En attendant, les monuments restent le chantier le moins abouti d’une formation qui poursuit sa reconstruction.

La stat : 14

Avec 14 victoires en 2018, Dylan Groenewegen se hisse sur le podium des coureurs les plus prolifiques de la saison. Le sprinteur néerlandais a également le mérite d’être un des plus efficaces. Pour atteindre ce total, seuls 64 jours de courses et 25 « top 10 » ont été nécessaires. Cela signifie que Groenewegen gagne tous les cinq jours de courses disputés et qu’il gagne plus d’une fois sur deux à partir du moment où il termine dans les dix premiers.

La note des lecteurs : 14,4

Les notes 2018 (sur 20)

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