Après deux années de suite où il était monté sur le podium du Tour de France, Romain Bardet a échoué dans son objectif du mois de juillet. Mais il a trouvé d’autres motifs de satisfaction dans une saison qui a vu son équipe beaucoup essayer mais réussir un peu moins que d’habitude, malgré un bilan comptable largement honorable.

Le top : Bardet sur les classiques

Sixième du Tour, c’est moins bien qu’espéré pour l’Auvergnat. Disons que c’est un échec. En revanche, sur les courses d’un jour auxquelles il était jusque-là peu habitué, Romain Bardet a clairement franchi un cap cette année. Ca a commencé début mars, sur les Strade Bianche, où il a livré un fantastique numéro, parti à près de cinquante kilomètres de l’arrivée, dans des conditions météos dantesques. Deuxième à l’arrivée, le Français savourait. C’est sur ce terrain que son amour pour les courses débridées s’exprime le mieux, et c’est comme s’il ne s’en était rendu compte qu’à ce moment-là. Quelques semaines plus tard, il a décroché un podium précieux sur Liège-Bastogne-Liège (quatre jours après son premier top 10 sur la Flèche Wallonne), dans une course bien plus fermée mais qui lui ouvre de nouveaux horizons, malgré tout. Puis le troisième épisode de sa saison, aux Championnats du Monde, même si c’était sous un autre maillot, est venu confirmer tout ça. Oui, Bardet est capable de briller sur trois semaines. Mais il a au moins autant à gagner sur les classiques.

Le flop : le printemps de Naesen

Il y a un an, Vincent Lavenu s’était appliqué à recruter les meilleurs éléments possibles pour entourer Oliver Naesen sur les flandriennes. Le manager français savait tenir un leader capable de jouer la gagne sur les monuments pavés. Silvan Dillier et Tony Gallopin avaient alors signé pour assister Stijn Vandenbergh et accompagner le plus longtemps possible Naesen, flamboyant au printemps 2017, troisième du GP E3 et dans la bagarre sur le Tour des Flandres jusqu’à une chute malheureuse. Mais à peu près rien ne s’est passé comme prévu. Finalement peu aidé par Gallopin et Vandenbergh, pas au mieux, le Flamand a traversé la campagne sans un seul podium. Moins bien qu’un an plus tôt, alors qu’il était à l’époque bien plus isolé. L’équipe s’est consolée sur Paris-Roubaix, où Dillier a pris la deuxième place derrière Sagan, et Naesen s’est rattrapé en remportant le GP de Plouay au cœur de l’été. Mais ce n’est pas tout à fait ce que l’on attendait de lui.

La stat : 10/17

Romain Bardet a terminé dix des dix-sept courses d’un jour qu’il a disputé cette saison dans les dix premiers. Avec au passage une victoire et cinq podiums.

La note des lecteurs : 12,7

Les notes 2018 (sur 20)

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