Avec le meilleur sprinteur en activité au moment de son recrutement, un grimpeur-rouleur qui montait sur le podium de la Vuelta il y a un an et un collectif conséquent autour, on pouvait attendre beaucoup de l’équipe Katusha. Mais on a assisté à l’un des plus grands fiascos de ces dernières années.

Le top : de rares accessits

La neuvième place d’Ilnur Zakarin sur le Tour de France ? Sûrement le meilleur résultat de Katusha cette année. Pour un garçon qui avait terminé cinquième du Giro et troisième de la Vuelta la saison passée, c’est un peu léger. Surtout que le Russe s’est bien gardé de se montrer à un autre moment de la saison. Alors, que reste-t-il à part ça ? Les bons chronos d’Alex Dowsett, les accessits de Nathan Haas sur les classiques canadiennes (8e à Québec et 11e à Montréal), la bonne fin de saison de Nils Pollit, qui débarrassé de son leader Marcel Kittel a pu aller chercher une victoire sur le Tour d’Allemagne et plusieurs podiums ailleurs, quelques mois après avoir terminé septième de Paris-Roubaix. Mais ça reste disons-le famélique, malgré tout, pour l’un des plus gros budgets du World Tour – annoncé juste derrière la Sky en 2017.

Le flop : Marcel Kittel

On aurait pu mettre pas mal d’autres coureurs à sa place, mais l’Allemand est celui qui représente le mieux l’échec de l’équipe russe cette saison. Il était la recrue phare, l’hiver dernier, sortait d’une saison prolifique avec Quick-Step (14 victoires dont 5 étapes du Tour) et devait donner un nouvel élan à Katusha, plus vraiment satisfaite du rendement d’Alexander Kristoff, poussé vers la sortie. Mais on a finalement attendu toute l’année que Marcel Kittel décolle. Ses deux victoires à Tirreno-Adriatico, au début du printemps, ont esquissé le début d’un espoir, vite éteint. Il n’a pas regagné de toute l’année, a traversé le Tour de France comme un fantôme, avec un seul podium et un abandon à mi-épreuve. Katusha ayant construit autour de lui, avec une bonne partie de l’équipe chargée de l’emmener dans les sprints, il est le principal responsable de cette saison catastrophique qui n’a vu son équipe ramener que cinq bouquets, pire total du World Tour.

La stat : 16

Depuis son arrivée en World Tour il y a neuf ans, jamais Katusha n’avait connu une saison en dessous des 16 victoires, en 2010. Lors de son exercice le plus prolifique, en 2015, l’équipe russe avait même décroché 40 succès. A des années lumières des cinq victoires de cette année.

La note des lecteurs : 9,1

Les notes 2018 (sur 20)

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