Vainqueur de la première étape, Fernando Gaviria a parfaitement démarré son Tour de France, mais peut-être pas assez pour espérer remporter le maillot vert - Photo ASO
Débat
10 juillet 2018
Par  Robin Watt 
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Gaviria peut-il titiller Sagan ?

Au départ de ce Tour de France, le sprinteur colombien est sans doute celui qui fait le plus figure d’épouvantail. Parce qu’il est peut-être le plus talentueux, et à coup sûr le mieux accompagné, chez Quick-Step. Déjà vainqueur de deux étapes, dont celle de ce mardi à Sarzeau, une question se pose forcément : peut-il rivaliser avec Peter Sagan pour le maillot vert ?

Oui par Alexis Midol-Monnet

Il est clair que sur le papier, voir Fernando Gaviria parader en vert sur les Champs-Elysées est peu probable. Mais Sagan n’a sans doute jamais eu un concurrent du genre. Kittel toujours en délicatesse dans les massifs montagneux, Greipel et Cavendish plus soucieux d’en claquer une que de viser la tunique verte, cette année, c’est bien de Gaviria qu’il faudra se méfier. S’il accuse déjà un retard – quatre petits points seulement – suite à sa chute dimanche, le Colombien a remporté les deux premiers emballages massifs du Tour – celui de dimanche, où il a chuté, mis à part – et a toutes les cartes en main pour récidiver. Avec l’équipe Quick-Step, la récolte s’avère toujours impressionnante sur les grands tours. Que ce soit sur la Vuelta, avec Matteo Trentin en 2017, ou au Giro, avec déjà Gaviria aux manettes.

Le Colombien a beau être le miroir de Quintana, il peut se targuer d’avoir terminé sans trop de souffrances le Tour d’Italie. Agile dans les arrivées en faux-plat montant, il lorgne déjà – à raison – sur Milan-Sanremo. Signe que la caisse est bien présente, et que la première bosse venue ne l’éliminera pas si facilement. Mieux, Gaviria affectionne les pavés, sans avoir jamais eu l’occasion de s’y tester pleinement. Accompagné comme il l’est, il pourrait challenger le Slovaque sur l’étape de Roubaix, et jouer aux baroudeurs en deuxième semaine, comme un certain Thor Hushovd. Le pari est osé, mais en ayant endossé le maillot jaune en Vendée, son Tour est d’ores et déjà une réussite. Il n’a plus rien à perdre, et tout à gagner. La pression est sur Sagan, pas à l’abri d’une erreur irrattrapable. Le défi vaut au moins le coup d’être tenté.

Non par Robin Watt

Les statistiques sont formelles : Fernando Gaviria n’a aucune chance. Il suffit de voir comment ses prédécesseurs ont échoué. André Greipel en 2014, Marcel Kittel en 2015 et Mark Cavendish en 2016 ont tous remporté quatre étapes sur le Tour, signes à chaque fois d’une domination outrageuse dans les sprints. Mais aucun n’a fait trembler Peter Sagan, qui sur ces trois années – et sans aucune victoire d’étape en 2014 et 2015 – a décroché le maillot vert avec en moyenne plus de 150 points d’avance sur son premier poursuivant. Intouchable, vous avez dit ? Oui, parce que l’équation est simple. Partout où ces sprinteurs marquent des points, le Slovaque en marque aussi, même s’il est souvent battu – la preuve, sur les deux victoires de Gaviria, Sagan termine deuxième. Et le triple champion du monde, surtout, va en chercher là où les purs sprinteurs sont décrochés.

Sur ce Tour 2018, on peut pointer trois étapes où Sagan devrait faire le trou. Mûr-de-Bretagne, après-demain (il avait terminé quatrième il y a trois ans), Roubaix, dimanche, et Mende, la semaine prochaine. A chaque fois, c’est certain – sauf peut-être pour cette étape des pavés, on vous l’accorde -, Gaviria ne sera pas là pour marquer des points. Alors pour avoir une chance, même minime, il aurait fallu faire un sans faute sur tout le reste. Malheureusement, dimanche déjà, le Colombien, pris dans la chute avant la flamme rouge, n’a pas disputé le sprint. Sagan, lui, remportait l’étape, et prenait le maillot vert. L’affaire est déjà dans le sac, à moins d’un abandon ou, comme l’an dernier, d’une exclusion. Parce qu’il n’y a eu que ça, depuis 2012, qui ait pu faire perdre le maillot au Slovaque.

Selon vous, Fernando Gaviria peut-il battre Peter Sagan au classement du maillot vert ?

Logo Tour de France

Tour de France 2018
à l'issue de l'étape 4

1.Greg Van Avermaet
2.Tejay Van Garderen
3.Philippe Gilbert
4.Geraint Thomas
5.Julian Alaphilippe
6.Bob Jungels
7.Tom Dumoulin
8.Søren Kragh Andersen
9.Rigoberto Uran
10.Rafal Majka
Alaphilippe
Chavanel
Colbrelli
Degenkolb
Dumoulin
Dupont
Froome
Fuglsang
Gaviria
Gilbert
Groenewegen
Jungels
Kittel
Kragh Andersen
Kristoff
Landa
Laporte
Majka
Matthews
Naesen
Porte
Sagan
Thomas
Valverde
Van Avermaet
Van Garderen
Uran
Yates
1 2 3 4 5 6 7 8 9 R 10 11 12 13 14 R 15 16 17 18 19 20 21
1 1 1 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2 2 2 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3 3 3 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4 4 4 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5 5 5 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
6 6 6 6 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7 7 7 7 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8 8 8 8 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
9 9 9 9 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
10 10 10 10 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.Fernando Gaviria
2.Peter Sagan
3.André Greipel
4.Dylan Groenewegen
5.Marcel Kittel
6.Andrea Pasqualon
7.Alexander Kristoff
8.John Degenkolb
9.Dion Smith
10.Timothy Dupont
IndividuelGreg Van Avermaet
SprintPeter Sagan
GrimpeurDion Smith
JeuneSøren Kragh Andersen
EquipeQuick - Step Floors
1 Pas d'abandon
2 Luis León Sanchez
Tsgabu Gebremaryam Grmay
3 Pas d'abandon
4 Axel Domont
Tour de France  
Où voir le direct vidéo de la course
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alafkwia8

On notera que Kittel gagne quatre étapes en 2014 pas en 2015 et inversement pour Greipel.

DomdeLyon
DomdeLyon

Indiscutablement, Gaviria semble plus rapide que Sagan (et que tous les autres !) en sprint pur. Il l’a encore prouvé aujourd’hui ! Sans doute son passé de « pistard » y est-il pour quelque chose et… sa jeunesse aussi. Et puis il semble quand même mieux passer les bosses et surtout les cols que ses rivaux Kittel, Greipel, Démarre ou autres… Mais Sagan… c’est Sagan, la classe à l’état pur, et comme vous le signalez, hormis un abandon ou une mise hors course, il paraît imbattable… Mais jusqu’à quand ? Alors, oui, pourquoi pas un vrai beau match cette année pour le maillot vert ?