Neuf victoires cette saison dont deux seulement en World Tour. A première vue, c’est un bilan peu convaincant pour une équipe du calibre de Bahrain-McLaren. Pourtant, à y regarder de plus près, l’équipe a surtout brillé par sa régularité sur les grands Tours. La conclusion se veut donc plus nuancée. Il a seulement manqué un soupçon de flamboyance pour épicer la remarquable constance de la formation bahreïnienne.

Le top : le général des grands Tours

Avec des renforts comme Mikel Landa, Wout Poels et Pello Bilbao l’hiver dernier, Bahrain-McLaren ne pouvait pas cacher ses ambitions sur les classements généraux. Landa, quatrième du Tour de France, peut regretter de n’avoir pas réussi à déloger Richie Porte pour enfin se faire une place sur le podium à Paris. Il n’empêche que sa performance reste honorable : il égale son meilleur résultat sur la Grande Boucle. Poels, en souffrance sur le Tour à cause d’une côte fracturée, s’est rattrapé avec une belle sixième place sur la Vuelta. Enfin, Pello Bilbao a non seulement été d’une aide précieuse pour Landa sur le Tour de France, mais il a surtout enchainé avec une surprenante cinquième place sur le Giro. Outre les bons résultats des recrues, on notera aussi les dixièmes places de Damiano Caruso sur le Tour de France et d’Hermann Pernsteiner sur le Tour d’Italie. Toujours placés, il aura juste manqué un zeste de folie aux coureurs de Bahrain-McLaren pour marquer les esprits autrement que par des classements toutefois satisfaisants.

Le flop : le sprint

Le pari de Bahrain-McLaren consistant à relancer Mark Cavendish n’aura pas fonctionné. Désormais l’ombre de lui-même, le Britannique n’a pas été sélectionné pour le Tour de France cette année. Pire, il ne semble plus capable de se mêler à la lutte pour la victoire dans des courses où le plateau est moins relevé. Pour preuve, son meilleur résultat restera une pâle douzième place sur la deuxième étape du Tour de Pologne. L’équipe a d’ailleurs annoncé il y a quelques semaines le renouvellement du contrat de neuf de ses coureurs parmi lesquels ne figurent pas le Cav’. Mais cette défaillance du sprint n’est pas incarnée que par le seul échec Cavendish. Sonny Colbrelli figure aussi parmi les déceptions. Cette année, le coureur italien a levé les bras une seule fois, sur la Route d’Occitanie. Sur le Tour de France comme sur le Dauphiné, il n’a jamais été une réelle menace pour ses adversaires et sa fin de saison, avec des accessits sur le BinckBak Tour ou la Flèche Brabaçonne, ne suffit pas à sauver les meubles.

La stat : 5

Cinq, c’est le nombre d’hommes différents placés sur le top 10 des grands Tours cette année par la formation Bahrain-McLaren. L’équipe a ainsi fait étalage du nombre important de coureurs complets dont elle disposait et capables de bien figurer sur trois semaines de course.

La note des lecteurs : 10,8

Les notes 2020 (sur 20)

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