Pour AG2R La Mondiale, un bon Tour de France signifie une bonne saison. Alors avec le deuxième podium en deux ans de Romain Bardet au mois de juillet, la mission est accomplie. Malgré quelques déceptions.

Le top : Oliver Naesen

Pour sa première saison avec l’équipe française, le Belge n’a certes gagné qu’une fois. Chez lui, lors de son championnat national. Mais son intégration a été parfaite, autant sur le plan sportif que sur le plan humain. Naesen fait désormais partie intégrante du collectif AG2R La Mondiale, destiné à être leader sur les classiques puis capable de se muer en super-équipier de luxe sur les courses par étapes. Au printemps, il était sûrement le plus costaud avec Sagan, Gilbert et Van Avermaet (pris dans la chute du Slovaque sur le Tour des Flandres alors qu’ils tentaient de revenir sur Gilbert, 3e du GP E3, 7e de l’Omloop Het Nieuwsblad et 8e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne) et a poursuivi jusqu’à l’automne, terminant sixième de Paris-Tours. On l’a également beaucoup vu sur le Tour de France, ne lâchant Romain Bardet qu’en haute altitude. En témoigne son énorme travail pour éviter au Français de perdre du temps dans la bordure créée par la Sky à Romans-sur-Isère. Ce jour-là, Romain Bardet a failli perdre le podium du Tour. Heureusement, son nouvel ange gardien était là.

Le flop : souvent placés, rarement gagnants

C’est le talon d’Achillle de la formation de Vincent Lavenu, et en même temps l’effet pervers d’une orientation axée sur le général des grands tours. AG2R La Mondiale ne gagne pas beaucoup, c’est une constante. L’année dernière, elle n’affichait que huit succès au compteur. Cette année elle a doublé son total grâce notamment aux trois victoires respectives d’Alexandre Geniez et d’Alexis Vuillermoz. Mais avec seize bouquets, l’équipe savoyarde se classe parmi les formations du World Tour les moins prolifiques. Seules Cannondale-Drapac et Bahraïn-Merida ont fait moins bien. Surtout, si les résultats au général des courses par étapes sont très positifs (Bardet 3e sur le Tour de France, Pozzovivo 6e du Giro, 2 fois 2e par équipes), ils ne masquent pas les difficultés à concrétiser en World Tour. Deux petites victoires de ses leaders, sur le Tour de Suisse et le Tour de France. C’est le plus faible bilan des équipes de première division. Et le gros point noir de la saison d’AG2R.

La stat : 100 millions d’euros

C’est le montant estimé des retombées médiatiques françaises engendrées par les performances des coureurs en 2017. Plus de la moitié de ce total provient du Tour de France où Romain Bardet et ses équipiers ont brillé. On comprend ainsi aisément pourquoi le natif de Brioude n’a encore jamais axé sa saison sur le Giro ou la Vuelta.

Les notes 2017 (sur 20)

Buy me a coffeeOffrir un café
Vous avez aimé cet article de Téo Barbey-Duquil ? Participez à l'élaboration du prochain en contribuant aux frais d’hébergement du site.