Nairo Quintana et Chris Froome, les deux premiers du général, ont toutes les chances de conserver leurs positions d'ici Madrid - Photo Unipublic
Data
6 septembre 2016

Un podium figé ?

Nairo Quintana en rouge devant Chris Froome et Esteban Chaves, c’est le podium provisoire qui s’est dessiné au sommet de l’Aubisque, samedi dernier. Un trio qui a toutes les chances de monter dans cet ordre sur la boîte à Madrid si l’on en croit les chiffres.

Le Colombien accroît son avance de jour en jour. S’il a cédé le temps d’une journée le maillot rouge à David de la Cruz, Nairo Quintana s’est appliqué à creuser l’écart avec ses principaux rivaux depuis l’arrivée au sommet de La Camponera, lors de la huitième étape. Dimanche, vers Formigal, il a même frappé un très grand coup en reléguant Esteban Chaves à 1’50 et Chris Froome à 2’37. Avant d’entamer les cinq derniers jours de course, il compte donc au général 3’47 d’avance sur son dauphin britannique. Sur les dix dernières éditions de la Vuelta, aucun leader n’avait bénéficié d’autant d’avance à ce stade de l’épreuve. Les 2’01 qui séparaient Denis Menchov et Vladimir Efimkin en 2007 restaient comme le plus grand écart de la décennie. Et le Russe était parvenu à conserver la tunique de leader jusqu’au bout. Parmi les coureurs qui avaient plus d’une minute de marge au deuxième jour de repos, seul Alejandro Valverde a finalement cédé, en 2006 (il avait 1’42 d’avance sur Alexandre Vinokourov).

Depuis 2011, les trois coureurs présents aux trois premières places le soir de la seizième étape sont aussi sur le podium à Madrid. En revanche leur place sur la boîte peut changer, à l’instar de Joaquim Rodriguez, deux fois en tête avant le repos (en 2012 et en 2015) avant d’être délogé dans les derniers jours par Alberto Contador et Fabio Aru. Pareille mésaventure était déjà arrivée au Catalan en 2010, mais il avait cette fois chuté au quatrième rang à l’arrivée. Reste qu’en 2016, cette série peut prendre fin. Esteban Chaves (3e) et Alberto Contador (4e) ne sont séparés que par cinq petites secondes, soit le plus petit écart à ce stade de la course depuis 2006. Une maigre différence n’est toutefois pas toujours synonyme de bouleversement : l’an passé, Rafal Majka comptait seulement 16 secondes d’avance sur Tom Dumoulin, mais le Néerlandais avait craqué lors de la vingtième étape, permettant au Polonais de conserver la troisième place du général. Plus à l’aise que Chaves sur contre-la-montre et imprévisible en montagne, Contador a les moyens de briser la loi des séries cette année. Histoire de faire mentir les chiffres.

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charly popette
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En fait, l’analyse des statistiques revient à dire que celui qui a été le plus fort pendant 15 jours, l’est souvent encore les 5 jours qui suivent.

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