Devant ses tifosi et sur une course qu'il a remporté il y a trois ans, Vincenzo Nibali va devoir batailler face à des adversaires qui veulent le faire tomber - Photo RCS Sport
7 mai 2016
Par  Robin Watt 
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Nibali est chez lui

Trois ans qu’il n’a plus participé au Tour d’Italie. La dernière fois, en 2013, Vincenzo Nibali l’avait emporté haut la main, vainqueur de trois étapes et porteur du maillot rose pendant 13 jours. Cette année, après un début de saison très moyen, on l’imagine mal dominer de la même manière « son » Giro. Mais à domicile, le Sicilien reste le grand favori. Parce que le Giro n’a aucun secret pour lui.

Année après année, Vincenzo Nibali a su faire son trou. Sa première victoire sur trois semaines, sur le Tour d’Espagne 2010, est presque apparu comme une surprise. Mais il a prouvé par la suite que le Giro et le Tour pouvaient eux aussi lui convenir. Aujourd’hui, il fait partie du cercle très fermé des coureurs qui ont accroché à leur palmarès les trois grands tours. Mais surtout, il fait preuve depuis 2010 d’une très grande régularité. En plus de ses trois succès, il n’est sorti qu’à deux reprises du podium : sur la Vuelta 2011, et sur la Grande Boucle en 2015. A chaque fois, il n’avait pas réussi à assumer son statut de tenant du titre. Mais pour son retour sur les routes transalpines, il a attendu trois saisons après son maillot rose, histoire de conjurer le mauvais sort.

Le « Squale » ne sera pas dépaysé au cours des trois prochaines semaines : la dernière fois qu’il était venu sur la course rose, il avait eu droit à un parcours dans les grandes lignes similaire. Si la première semaine n’est jamais avare en pièges, le premier rendez-vous décisif sera bel et bien le contre-la-montre individuel de 40 kilomètres, juste avant la journée de repos. Comme en 2013, où c’est à la suite de l’effort solitaire à Saltara qu’il avait pris le maillot de leader. La première arrivée au sommet, elle, se fera un peu plus tôt qu’il y a trois ans : mais les quatre plus attendues seront regroupées entre les 14e et 20e étapes. Exactement comme en 2013. Enfin, au milieu de ces journées où les cols se succéderont, Nibali et les autres auront droit à un cronoscalata, que l’Italien avait remporté lors de son année victorieuse. Le schéma de course a donc tout pour lui plaire.

Personne, depuis 10 ans, n’a autant régné sur le Giro que Vincenzo Nibali. Bien sûr, Basso et Contador y comptent deux victoires, contre une seule pour le coureur de la formation Astana. Mais en montant trois fois sur le podium en cinq participations, le Sicilien a marqué de son empreinte la course rose. Il avait fallu à Ivan Basso six participations pour en faire autant. Au cours des trois prochaines semaines, Nibali a donc l’opportunité de faire encore mieux : décrocher un deuxième succès, et par la même occasion un quatrième podium. C’est ce que tous les tifosi attendent de lui : il est le seul transalpin capable de les faire vibrer en ce mois de mai. Fabio Aru devra attendre juillet pour se mettre en évidence, car il a réussi à prendre les reines chez Astana. Qu’importe, le grand patron reste Nibali, et il est de retour chez lui pour montrer qu’il n’est pas mort.

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Genghis
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La question pour Nibali, c’ est toujours la même depuis deux trois ans. Est il en condition ? Un bon prologue ne prouve rien, il faudra attendre jeudi et la première arriver au sommet pour le savoir.