La machine Sky est comme impossible à faire dévier. Année après année, les Britanniques se mettent en ordre de bataille pour décrocher la seule chose qui compte pour eux : la victoire en juillet, sur le Tour de France. Et cette saison encore, ils ont réussi.

Le top : Le nouveau Chris Froome

Ses deux premières victoires dans le Tour de France avaient davantage suscité la suspicion et le scepticisme que l’admiration. Mais c’est comme si son troisième succès, en plus de témoigner de sa motivation pour le moment inassouvie, avait changé la donne. En juillet, Chris Froome a pourtant été aussi dominateur que d’habitude : maillot jaune près de quinze jours, il n’a laissé que des miettes à ses concurrents. Mais en courant différemment. Avec panache, ce qui a tant manqué à bon nombre de ses concurrents. Offensif dans la descente vers Bagnères-de-Luchon ou dans la plaine vers Montpellier – en plus d’être intouchable en montagne et en chrono -, « Froomey » a montré qu’il n’était pas qu’un coureur robotique les yeux rivés sur son capteur de puissance à longueur de cols. Assez pour changer son image, donc, et entrer dans l’histoire avec un troisième maillot jaune sans que personne ne trouve rien à y redire.

Le flop : Landa, Thomas et Kwiatkowski pas à la hauteur

Froome est depuis 2012 d’une fiabilité presque sans faille. Ce n’est pas le cas de ceux qui devaient être cette saison les leaders de l’équipe Sky là où le « Kenyan blanc » n’était pas. Mikel Landa, troisième du Giro en 2015 sous les couleurs d’Astana, n’a pas encore digéré son transfert au sein de l’armada britannique. Sur la course rose, où il avait carte blanche, il a abandonné avant la mi-épreuve. Geraint Thomas, lui, s’il a été au bout du Tour de France, n’a pu décrocher qu’une quinzième place à Paris. Il était pourtant attendu tellement plus haut après sa victoire dans Paris-Nice. Enfin, Michal Kwiatkowsi, autre transfuge de l’hiver dernier, n’a pas beaucoup plus flambé cette année. Sa victoire sur le GP E3 en roublard face à Peter Sagan sauve les meubles. Parce que chez Sky, même quand la saison est ratée, il y a des succès qui traînent. Mais le trio censé mener haut les couleurs noires et bleues a largement failli à sa mission.



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