Un duo de leaders de ce calibre devait mener l’équipe vers les sommets. Mais Alejandro Valverde a baissé le rideau dès le début de l’été, et Nairo Quintana s’est lancé dans un doublé irréalisable. La formation espagnole termine donc la saison sur un goût d’inachevé, en attendant l’arrivée de Mikel Landa pour 2018.

Le top : Alejandro Valverde

Comme une évidence. Sa première partie de saison a été parfaite. Onze victoires en trois mois, avec – entre autres – le Tour de Catalogne, le Tour du Pays Basque, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Plus que jamais roi des ardennaises, l’Espagnol s’est offert sa cinquième Flèche (un record) et sa quatrième Doyenne, une de moins qu’Eddy Merckx. L’emprise de l’âge ne semblait alors pas toucher Alejandro Valverde, et on le voyait déjà lever les bras à Ans en 2018. Mais une grave chute sur le Tour à Düsseldorf a tout remis en jeu. On a craint pour la suite de sa carrière, mais l’Espagnol est un battant, et sera de retour en 2018, avec de l’ambition. Le but ? Faire aussi bien que cette année. Avec une demi-saison de course, Alejandro Valverde est le quatrième coureur en nombre de victoires cette année, derrière les sprinteurs Fernando Gaviria, Marcel Kittel et Peter Sagan… Malgré son âge, il est et reste donc un homme fort pour Movistar.

Le flop : Nairo Quintana

On attend tellement de Nairo Quintana qu’on ne peut qu’être déçus par sa saison 2017. Certes, le Colombien a terminé sur le podium du Tour d’Italie, avant de doubler sur le Tour de France, conclu à la douzième place. La performance est honorable quand on connaît la difficulté de doubler et gagner Giro et Tour. Il y a quelques années, Contador avait tenté, en vain. Mais l’Espagnol avait au moins remporté le Giro. Nairo Quintana a lui terminé deuxième, sans briller. Certes, Tom Dumoulin était solide, mais le Colombien n’a jamais réussi, ni vraiment tenté de le mettre en difficulté. Sur le Tour, il a également déçu, toujours à la peine lorsque le rythme augmentait. Son attitude en course agace, et même décroché au général, il n’a presque pas attaqué. À 27 ans, l’enfant de Combita est censé être dans la force de l’âge. Pourtant, il a certainement fait sa plus mauvaise saison chez les pros.

La stat : 11

Le nombre de top dix cette saison de José Joaquin Rojas… qui n’a pas gagné en 2017. Sur la Vuelta notamment, il est tombé sur un Matteo Trentin impérial. En trois ans, l’Espagnol a levé 2 fois les bras… pour 42 top dix !

Les notes 2017