Sur la Semaine Coppi & Bartali, Leopold Konig a montré s'est montré en bonne forme - Photo NetApp-Endura
Sur la Semaine Coppi & Bartali, Konig s’est montré en bonne forme avant ses grands objectifs – Photo NetApp-Endura

Il est Tchèque et a 25 ans. Leopold Konig, l’un des leaders de NetApp-Endura, est un coureur à fort potentiel. Pas épargné par les blessures, il pourrait enfin éclore cette saison, et rejoindre dans les années à venir ses compatriotes Kreuziger, Stybar et Rabon, entre autre, en World Tour. Mais avant cela, le grimpeur a des ambitions, sur le Critérium du Dauphiné, et, il l’espère, sur le Tour de France. Il confie tout ça à la Chronique du Vélo.

Bonjour Leopold. Tout d’abord, comment allez-vous physiquement ?

Tout va très bien. Je suis sain et en bonne condition.

Dernièrement, vous avez terminé 6e de la Semaine Coppi & Bartali . Êtes vous satisfait ou au contraire un peu déçu ?

Ma préparation hivernale n’était pas idéale à cause d’une inflammation au genou. Du coup pour ma première course en Andalousie, j’ai un peu souffert. Ensuite, je suis allé à Majorque pendant deux semaines pour réaliser un solide entraînement individuel et finalement, j’ai été surpris de me sentir aussi bien sur la Semaine Coppi & Bartali. Je suis donc satisfait de ma performance, qui en plus a ravi l’équipe.

Votre potentiel de grimpeur est sans aucun doute très grand. De ce fait, quels sont vos objectifs pour les futurs mois ?

Nous attendons toujours une décision pour les Grands Tours. Aussitôt que nous saurons avec certitude lequel nous pourrons courir, on décidera de comment préparer les grandes échéances. En attendant, les prochains objectifs pour la première partie de la saison seront le Tour de Californie et le Critérium du Dauphiné.

Cette année contrairement à l’an passé, votre équipe ne disputera pas le Tour d’Italie. Est-ce une importante déception et comment l’équipe a t-elle vécu cette annonce ?

Nous étions vraiment heureux de prendre le départ du Giro l’année dernière. Mais cette année, nous avons droit à Tirreno-Adriatico et au Tour de Lombardie, donc nous ne sommes pas trop déçus. Il y a beaucoup d’équipes continentales pro qui méritent des wild cards. Alors une fois c’est NetApp, la suivante c’est une autre équipe…

En 2013, c’est surtout ASO qui vous fait confiance. Vous participerez au Dauphiné et êtes toujours en course pour aller sur la Grande Boucle. On imagine que votre motivation est forte pour cette période…

C’est sûr, ce n’est pas un secret : nous sommes intéressés par une invitation au Tour de France ; ce serait un grand moment pour nous. Mais déjà, le fait d’avoir eu une invitation pour le Critérium du Dauphiné est quelque chose de spécial car les équipes qui y participent peuvent se mettre en avant dans l’optique d’une autre invitation, quelques semaines plus tard, sur le Tour.

Vous avez 25 ans et vous connaissez désormais bien le monde pro. L’envie d’un départ dans une formation World Tour est-elle présente ?

Je me suis toujours bien senti au sein de l’équipe et quand j’ai été blessé pendant la moitié de la saison dernière, ils m’ont offert un nouveau contrat au lieu de me laisser en plan. Ils ont cru en moi, ils continuent de le faire et je ne les décevrai malgré les offres de première division que j’ai reçues.

A l’avenir, souhaitez-vous plutôt vous spécialiser en coureur de Grands Tours ou en chasseur d’étapes ?

Je veux devenir un coureur performant sur trois semaines. J’adore les courses avec plusieurs jours de bagarre et je me sens bien dans cette optique de course.

Revenons à un sujet collectif. Durant l’hiver 2012, votre équipe a fusionné avec Endura. Est-ce que ce fut bénéfique et quel est l’état d’esprit actuel dans l’équipe ?

Je pense que la fusion est profitable aux deux parties. Vous pouvez dire que la mentalité allemande est assez différente de la mentalité anglaise, mais au fond, quand les différentes parties donnent le meilleur d’elles-mêmes, le projet est réussi. Je suis sûr que nous allons rapidement grandir.

Le cyclisme est en grande expansion dans de nombreux pays, dont la République Tchèque. Quel est votre opinion sur cette évolution ?

C’est dommage que Whirlpool Author n’ait pas obtenu la licence, mais il y a six équipes continentales en République Tchèque. Les jeunes coureurs ont beaucoup plus d’opportunités par rapport aux années précédentes. Il suffit de regarder l’équipe bis d’Omega-Pharma Quick-Step, qui est dirigée par le Zdenek Bakala et qui comporte de nombreux jeunes tchèques prometteurs dans son effectif.

Pour terminer, quelle est la course de vos rêves ?

Ce n’est pas étonnant, mais c’est tout simplement le Tour de France qui me fait rêver.

Propos recueillis par Alexis Midol


 

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