Embarquée dans une saison de transition après le départ de plusieurs cadres et le changement de sponsor, l’équipe Direct Energie peut pourtant nourrir quelques satisfactions à l’heure de tirer le bilan. Elle n’a pas été ridicule, loin de là.

Le top : Bryan Coquard

Avec treize succès cette saison, l’ancien pistard peut se vanter d’avoir plus levé les bras que Mark Cavendish ou André Greipel en 2016. Alors les victoires de Coquard n’ont peut-être pas le même prestige que celles du Britannique ou de l’Allemand, mais le Coq a tout de même remporté des épreuves majeures sur la scène continentale comme les Quatre jours de Dunkerque ou les Boucles de la Mayenne. Il a aussi décroché de beaux accessits, notamment à l’Amstel Gold Race où il a pris la quatrième place. Mais l’image de sa saison restera sans doute sa deuxième place à Limoges sur le Tour de France, devancé uniquement d’un boyau par Marcel Kittel. A 24 ans, le natif de Saint-Nazaire est en passe d’intégrer le gotha mondial des sprinteurs. Son exercice 2016 tient du presque parfait même si quelques épisodes, comme l’absence de victoire sur une épreuve World Tour ou sa non-sélection pour les Mondiaux, viennent apporter une nuance au tableau.

Le flop : Un Tour de France oubliable

Invitée à douze reprises sur des épreuves World Tour, la formation vendéenne s’est parfois montrée à son avantage, comme sur Paris-Roubaix avec la dixième place d’Adrien Petit ou sur le Tour d’Espagne avec la victoire d’étape de Lilian Calmejane. Elle n’a cependant pas eu la même réussite sur le Tour de France où les seules satisfactions viennent de Coquard et ses deux podiums d’étape. Dès que la route s’est élevée, les vétérans Sylvain Chavanel et Thomas Voeckler ont tenté leur chance dans les échappées « pour faire parler la poudre » dixit Jean-René Bernaudeau. Les deux anciens porteurs du maillot jaune ont pourtant manqué d’explosivité. Le double champion de France de poursuite a fait part de son impuissance après la dixième étape à Revel, reconnaissant avoir roulé à l’économie dans l’échappée faute d’être capable de chercher la gagne parmi les fuyards. Voeckler, de son côté, a traversé le Tour avec beaucoup de discrétion, l’œil déjà tourné vers 2017 où il bouclera sa carrière après un dernier passage sur les Champs-Élysées.



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