Sur les classiques avec Greg Van Avermaet, dans les courses par étapes avec Richie Porte, en montagne avec Darwin Atapuma, parfois même au sprint avec Jempy Drucker : l’équipe BMC a réussi une saison complète où elle a brillé sur de nombreux tableaux.

Le top : Greg Van Avermaet

La saison 2016 restera à jamais une grande année pour Greg van Avermaet. Longtemps qualifié de loser, le Belge a vaincu le signe indien grâce à sa victoire d’étape sur le Tour de France en 2015, en battant son grand rival Peter Sagan. Il a réédité la performance de devancer le Slovaque sur le Het Nieuwsblad en tout début de saison. Profitant de l’annulation de l’étape de montagne de Tirreno-Adriatico, le beau-frère de Rik Verbrugghe s’est ensuite imposé sur la course des deux mers, toujours devant Sagan. Alors grand favori pour les flandriennes, il a chuté sur le Tour des Flandres, mais son absence de deux mois lui a finalement été bénéfique pour la suite. Une étape et trois jours en jaune sur la Grande Boucle, vainqueur de la course en ligne des Jeux Olympiques, il a réalisé un été brillant. Et surtout, à Rio, pour ce qui restera comme l’une des plus belles courses de l’année, Van Avermaet a fait preuve d’un sens tactique aiguisé. Ce qui lui avait tant manqué par le passé. Enfin, à l’automne, il a levé les bras une dernière fois sur le GP de Montréal, sa première classique World Tour. Pour définitivement rentrer dans la cour des grands.

Le flop : Philippe Gilbert & Tejay Van Garderen

A 34 ans, Philippe Gilbert semble avoir laissé ses grandes années derrière lui. A chaque début de saison, pourtant, les attentes autour de lui sont nombreuses. Mais le triple vainqueur de l’Amstel Gold Race n’a plus les jambes qui étaient les siennes voilà cinq ans. Trois succès sur des épreuves mineures, le tout réhaussé par un nouveau titre de champion de Belgique, voilà ce qui résume sa saison, loin de ses capacités. Mais chez BMC, il n’est pas le seul leader à avoir été en deça de son niveau en 2016. Tejay Van Garderen, qui n’a couru quasiment que des courses par étapes, a été plus que décevant et semble en difficulté depuis qu’il cohabite avec Richie Porte. Co-leader sur le Tour, il a craqué lors de la 17e étape pour se trouver éjecté du top 20. Plus inquiétant, il était sur la Grande Boucle l’un des rares leaders à se faire lâcher au train. Sa participation à la Vuelta lui offrait alors une chance de se racheter. Mais l’Américain ne s’est jamais trouvé dans le bon rythme, abandonnant en troisième semaine après avoir terminé presque tous les jours dans les dernières positions. Depuis 2012, on le prédit capable de faire mieux que cette cinquième place à Paris. L’attente commence à se faire longue.



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