Depuis plusieurs saisons, Warren Barguil est ralenti dans sa progression par des chutes qui perturbent fortement ses saisons - Photo Mathilde L'Azou
28 avril 2017
Par  Robin Watt 

Poissard, Barguil ?

Touché à la hanche et au bassin après une chute sur le Tour de Romandie, Warren Barguil est bon pour trois semaines sans vélo. Pas de quoi remettre en question sa saison, parce que ce pépin arrive juste au moment d’une coupure après le printemps, et avant de se focaliser sur le Tour de France. Mais à y regarder de plus près, le Breton est poursuivi par ces chutes qui ralentissent sa progression.

Juillet 2015, la plus spectaculaire

Le Français ne fait pas les choses tout seul. Dans la descente du col de Manse, Barguil se manque dans un virage. Il percute Geraint Thomas qui tape un poteau et tombe dans le fossé. Le Français, lui, se fait une belle frayeur mais repart rapidement. Un incident qui intervient une semaine après une autre chute, encore plus lourde et plus sérieuse, entre Tarbes et La-Pierre-Saint-Martin. Warren Barguil poursuit malgré tout et termine son premier Tour de France à la quatorzième place. Un an plus tard, il révèlera qu’il souffrait en réalité d’une facture à la rotule. Un temps neuvième au général, on n’ose imaginer quelle place il aurait pu aller chercher en étant à 100% de ses moyens. Lui préfère nuancer : « Le vélo, ce n’est pas fait pour quelqu’un qui se plaint. J’avais mal aux jambes comme tout le monde et cette douleur était plus importante que celle que j’avais au niveau du genou. »

Janvier 2016, la plus dramatique

Lors d’un stage en Espagne, Warren Barguil et cinq de ses coéquipiers sont percutés par une voiture à l’entraînement. Un carnage dans les rangs de ce qui est alors encore l’équipe Giant-Alpecin. Le Français, lui, ressort du carambolage touché au genou et surtout le scaphoïde cassé. Le début de saison du Français est donc chamboulé : il ne reprend la compétition qu’en mars, au Tour de Catalogne. Ses rivaux sont déjà en forme, pas lui. Il parvient tout de même à reprendre du poil de la bête et sur le triptyque ardennais, Barguil pointe le bout de son nez (9e de la Flèche et 6e de Liège). Quelques semaines plus tard, sur le Tour de Suisse, le grimpeur breton monte même sur le podium du classement général. Mais sa saison reste marquée par cet accident gravé dans son esprit. Un traumatisme long à évacuer, qui empêche inévitablement Barguil de monter encore plus haut.

Avril 2017, la moins embêtante

Les routes glissantes du Tour de Romandie auront eu raison de Warren Barguil. Touché à la hanche et au niveau du bassin, le Français est sérieusement amoché. Mais paradoxalement, le timing pour se blesser était presque le meilleur. Les ardennaises sont passées – il y a été discret, avec un seul top 10, sur la Flèche Wallonne – et le Tour de France est encore loin. Alors malgré les trois semaines de repos qu’il va devoir observer – à condition qu’il n’y ait pas besoin d’opération, ce qui semblait être le cas après le premier diagnostic de l’équipe Sunweb – rien n’est encore compromis. « Wawa » a encore le temps de se remettre en selle pour briller sur le Tour. En espérant qu’enfin, la malchance le laisse un peu tranquille. A 25 ans, il est temps que Barguil franchisse un cap. Ça fait désormais quelques années qu’on attend.

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3 Commentaires sur "Poissard, Barguil ?"

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Reg
Reg

*en janvier 2016, c’était Giant-Alpecin

Gestas
Gestas

Barguil stagne, régresse depuis un moment désormais , j’espère qu’il fera le bon choix de carrière.