Au départ de l'Omloop Het Nieuwsblad, Katusha espérait conserver son titre, ce sera finalement Stannard qui s'imposera - Photo Flanders Classics
2 mars 2014
Par  Robin Watt 

Une journée sur l’Omloop Het Nieuwsblad

En cette journée bien triste de fin d’hiver avait lieu la course d’ouverture des classiques belges, l’Omloop Het Nieuwsblad. Le parcours était le même que chaque année, un départ bien plat depuis Gand, un passage dans les Ardennes flamandes avec un détour très discret par le fameux Mur de Grammont, et enfin un replat de trente kilomètres pour rejoindre encore une fois Gand, où l’arrivée était jugée à quelques pas de la Place Saint-Pierre.

Goddaert, le Grammont et la pluie

Au départ, comme chaque année, beaucoup de monde, et il faisait plutôt doux:  7 degrés et aucun vent, et ce tout le long du parcours. Néanmoins, la bonne ambiance qui régnait chaque année était cette fois-ci plombée par le tragique décès de Kristof Goddaert. Surtout lors de la présentation de l’équipe IAM, où il aurait dû se trouver sur le podium… D’ailleurs, Haussler avait du mal à contenir ses larmes en répondant aux questions de la télévision flamande.  Beaucoup ont malgré tout retrouvé le sourire en voyant apparaître l’armada Omega-Pharma Quick-Step avec une équipe taillée pour gagner. Le leader Boonen n’a encore jamais gagné cette course, la seule flandrienne qui manque à son palmarès. C’est encore foutu en 2014 !

Une minute de silence en l’hommage de Goddaert plus tard, le départ était donné. Pendant que les coureurs traversent la campagne flamande pour rejoindre doucement les Ardennes, c’est pour certains l’heure de vite revenir dans la région d’Audenarde et ses bergs. Entre-temps, huit coureurs ont pris la poudre d’escampette, sans aucune signification car ils n’auront jamais plus de quatre minutes d’avance sur le peloton. Il paraîtrait aussi que des coureurs sont passés par le Mur de Grammont, on essaie de se pardonner du côté de Flanders Classics, l’organisateur de l’Omloop mais également du Ronde ? Concernant la course, son déroulement était assez classique jusqu’au moment où la pluie est apparue ; une de celles qui rend les pavés plus glissants que jamais. Déjà que les routes étaient pleines de boues, il ne manquait plus que ça !

Les bergs, Sporza et Stannard

Dix minutes plus tard, dès que les premiers pavés sont apparus au Kruisberg, plusieurs coureurs ont chuté, et il ne fallu pas attendre cinq minutes de plus pour qu’on remette cela dans la traître descente de la Weitstraat. Je mettrais bien cinq euros sur le fait que c’est la faute de la ligne blanche avec ce rien d’asphalte, c’est hyper dangereux. Quelques kilomètres plus loin, dans le Taaienberg, c’est Sep et pas Tom qui a attaqué. Les visages dans le peloton étaient tirés par la vitesse du coureur de Belkin. Un premier avertissement ? Le gagnant de l’édition 2012 avait la rage ce samedi. La suite, Sporza n’a pas aimé, le peloton avait explosé. Plus personne ne savait qui était où. Une bonne course comme on aime. Pendant que les favoris craquaient les uns après les autres, certains, jusque là bien cachés, réapparaissent. En continuant la petite traversée de collines en collines, on perd de plus en plus de coureurs. Au Molenberg, deux Français se sont glissés à l’avant de la course, mais les pavés flandriens mettent rapidement fin à leurs espoirs.

Les trente derniers kilomètres, d’habitude bien monotones, ont été rendus plus attrayants grâce aux mauvaises conditions climatiques. Au final, deux mecs bien cachés sont sortis de leur nid, et on connait la suite. Stannard était le plus fort. Décidément, ce Nieuwsblad consacre presque toujours une surprise. Et Paolini ? Il a chuté, il roulait devant  la voiture balais dans le Taaienberg, au moment où tout le monde avait déjà ressauté dans sa voiture pour aller ailleurs.

Maxime Hantson

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