14 avril 2013
Par  Robin Watt 

Qui pour créer la surprise ?

Si Peter Sagan et Philippe Gilbert sont les grands favoris l’Amstel Gold Race 2013, la victoire d’Enrico Gasparotto en 2012 nous rappelle que les classiques réservent aussi leur lot de surprises. Nous avons donc choisi trois coureurs qui peuvent créer la sensation. Présentations.

Gianni Meersman (Troisième participation. Meilleur résultat : 39ème en 2012)

A 27 ans, l’ancien coureur de la FDJ n’est ni un pur puncheur ni un pur sprinteur, mais il est devenu un finisseur redoutable. Son truc ? S’accrocher dans les bosses et profiter de sa pointe de vitesse pour régler des pelotons de 20 à 60 coureurs, comme il l’a fait sur le récent Tour de Catalogne en s’adjugeant deux étapes. Si l’arrivée de l’Amstel Gold Race au sommet du Cauberg compromettait ses chances de s’imposer face aux meilleurs puncheurs, il a dû se frotter les mains en apprenant que la ligne d’arrivée serait cette année placée après un replat de 1800 mètres. Cette nouvelle configuration pourrait déboucher sur une arrivée en petit peloton, et si Meersman en fait partie, il sera à n’en pas douter l’un des plus rapides. D’autant plus que le Belge, qui sera le principal atout d’Omega Pharma-Quick Step, aura enfin les coudées franches après avoir été bouché par Jelle Vanendert chez Lotto. Toutes les conditions sont donc réunies pour que Meersman devienne enfin un protagoniste de ces classiques ardennaises après être monté sur le podium de la Clasica San Sebastian l’an dernier. Et si c’était cette fois sur la plus haute marche ?

Tom-Jelte Slagter (Première participation)

Lui non plus n’a pas encore de références significatives sur les classiques du mois d’avril mais cela ne devrait pas durer bien longtemps. Après une première année d’apprentissage chez les pros, Slagter, 23 ans, s’est fait remarquer à plusieurs reprises en 2012, notamment sur le Giro  -lors de l’arrivée pour puncheurs à Assise – et sur le GP de Québec (5ème). Mais surtout, il a démarré en fanfare cette saison 2013 en s’imposant sur la première épreuve World Tour de l’année, le Tour Down Under. Il fit d’abord l’étalage de ses qualités de puncheur en battant Goss, Gilbert, Thomas et Visconti sur une arrivée en côte, avant de rivaliser avec Gerrans sur l’étape reine, n’étant battu que d’un cheveu par l’Australien. Depuis, le jeune néerlandais est resté discret, peut-être pour se faire oublier, sûrement pour préparer cette semaine ardennaise et ce rendez-vous à domicile avec un Cauberg qui devrait parfaitement lui convenir. Au sein d’une équipe Blanco très solide (Nordhaug, Boom, Martens) les regards seront davantage tournés vers le leader Bauke Mollema, ce qui laissera probablement  une plus grande marge de manœuvre à son compère Slagter, qui a affirmé : « Si je me sens capable de jouer un rôle dans le final, je le ferai ». On ne pourra pas dire qu’on n’était pas prévenus.

Simon Geschke (Quatrième participation. Meilleur résultat : 36ème en 2010)

C’est la grosse côte du jour. Contrairement à Slagter, l’Allemand de l’équipe Argos-Shimano a déjà couru l’Amstel Gold Race à trois reprises avec pour meilleur résultat une 36ème place pour sa première, en 2010. Alors pourquoi miser sur lui ? D’abord parce que son expérience lui sera profitable, et le principal intéressé le sait : « l’Amstel Gold Race est une longue course où beaucoup de choses peuvent se passer, mais je la connais très bien et je sais quand je dois être placé à l’avant ». Ensuite parce que Geschke est en grande forme. Il le dit – « je me sens plus fort que les années précédentes » – et il le prouve, comme sur la Flèche brabançonne lorsqu’il parvient à suivre le groupe de costauds composé de Sagan, Gilbert, Van Avermaet et Chavanel pour obtenir une belle 5ème place finale. Bref, l’Allemand, 13ème de Milan-Sanremo l’année dernière, se dit cette fois prêt à résister aux 34 côtes du parcours et espère faire parler sa vitesse lors d’une arrivée « avec 15 à 20 coureurs ». A 27 ans il assume le rôle de leader avec enthousiasme : « C’est un grand avantage, je ressens une énorme motivation quand l’équipe roule pour moi. C’est une pression positive. […] Si j’ai de bonnes jambes, tout est possible ». Devant une telle confiance, on a envie d’y croire nous aussi.

Nicolas Rose


 

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