La nouveau final de l’Amstel sera le même qu’aux derniers Championnats du monde – Photo Flickr, Maarten van Maanen
24 janvier 2013
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L’Amstel se cherche encore

En 2003, la classique néerlandaise avait modifié le final de son parcours, en quittant Maastricht pour le sommet du Cauberg. 10 ans plus tard, l’Amstel Gold Race remet ça, pour cette fois-ci se terminer à un peu plus d’un kilomètre de l’arrivée habituelle. Une fin de parcours identique à celle du dernier Championnat du monde, remporté par Philippe Gilbert. Quelles conséquences aura ce léger changement ?

Une course devenue trop prévisible

Ses dernières années, l’Amstel Gold Race se résumait quasiment à une course de côté. La classique se jouait systématiquement dans le Keutenberg puis dans le Cauberg, avec un écrémage tardif, qui ne commençait qu’à un peu plus de 20 kilomètres de l’arrivée, à proximité de la localité d’Eys. Lors de ces 5 dernières années, à l’exception de l’édition 2009, remportée par Sergei Ivanov, la course ne s’est jamais terminée par une arrivée en solitaire ou même un sprint en petit comité. Ce changement pourrait inciter les favoris à se découvrir plus tôt, en particulier ceux dont la vitesse de pointe n’est pas le point fort. Le dernier Championnat du monde a montré que ce parcours pouvait bouleverser le final, et c’est forcément de bon augure, même si l’épreuve mondiale est toujours différente des autres.

De nouveaux favoris

Avec une arrivée au sommet du Cauberg, l’Amstel était devenu une course quasi-exclusivement réservéé aux puncheurs. Il était fini le temps où les Zabel, Zanini ou Museeuw pouvaient remporter la classique limbourgeoise, grâce à leur pointe de vitesse ou à une offensive dans la plaine. Mais avec ce nouveau parcours, la donne devrait changer, et pas qu’un peu ! Ce pourrait être un cadeau pour Peter Sagan, déjà troisième à l’arrivée en 2012. Edvald Boasson Hagen, deuxième du Mondial à Valkenburg, pourrait lui aussi tirer son épingle du jeu. Tout comme John Degenkolb, José Joaquin Rojas voire Matthew Goss. En clair, cela permettrait à certains sprinteurs de pouvoir jouer la gagne, à condition de bien passer les plus grosses difficultés, Keutenberg et Cauberg. Le nombre de vainqueurs potentiels sera donc décuplé, même s’il en manquera un, Oscar Freire. Six fois dans les dix premiers de l’épreuve, l’Espagnol aurait surement pu faire encore mieux que l’an dernier, où il avait terminé quatrième. Mais le triple Champion du monde a décidé de prendre sa retraite…

Enfin un vainqueur néerlandais ?

Depuis les victoires de Michael Boogerd et Erik Dekker en 1999 et 2001, aucun coureur néerlandais ou même d’une équipe néerlandaise n’a remporté la première classique ardennaise de l’année. Ces derniers échecs coïncident avec le changement de parcours, effectué en 2003. Toutefois, résumer cette absence locale par la simple modification du tracé serait bien trop rapide. Après les grandes années de Boogerd, marquées par de nombreuses places d’honneur, aucun coureur n’a su le remplacer. Thomas Dekker, grand espoir du cyclisme néerlandais, n’a pas confirmé et a même été suspendu pour dopage. Puis il y a eu Robert Gesink, très prometteur. Mais le natif de Varsseveld a quelques difficultés à être régulier d’une année sur l’autre et n’a jamais pu faire mieux que 3e sur ce qui devait être « sa » classique. Aujourd’hui, dans le plat pays, on compte donc sur Lars Boom et Bauke Mollema. Les deux jeunes coureurs ne sont pas de purs puncheurs, mais à Valkenburg, on se rappelle très bien qu’Erik Dekker n’en était pas un non plus.

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