Interview
20 février 2013
Par  Robin Watt 
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Geoffrey Soupe : « J’ai besoin de prendre confiance »

Geoffrey Soupe est un élément indispensable à la réussite du Champion de France - Photo Facebook FDJ

Entamant sa troisième année à la FDJ, Goeffrey Soupe commence à prendre confiance en lui. Conscient qu’il possède d’énormes capacités pouvant lui permettre de briller sur différents terrain, le Français apprécie toutefois de travailler pour l’équipe, et notamment pour le Champion de France Nacer Bouhanni. A 24 ans, Soupe a l’avenir devant lui, et ne veut pas brusquer les choses. Il se confie à la Chronique du Vélo à propos de tous ces sujets. Entretien.

Bonjour Geoffrey. Tout d’abord, vous venez de courir le Tour d’Oman, comment vous êtes-vous senti sur l’épreuve ?

Plutôt pas mal, avec de bonnes sensations physiques. La semaine précédente, on avait couru le Tour du Qatar, donc ça m’avait permis de me mettre en jambes et de voir où est-ce que j’en étais physiquement. A l’entame d’Oman j’étais plutôt confiant quant à ma forme et j’ai pu me tester par rapport au terrain, qui était beaucoup plus difficile qu’au Qatar.

Justement, on vous a vu plutôt à votre avantage sur les étapes accidentées, mais aussi poisson-pilote de Nacer Bouhanni, quel est le rôle que vous préférez ?

Les deux me plaisent. Mais travailler avec Nacer c’est vraiment super, c’est un mec très généreux avec qui je m’entends bien donc c’est plaisant de l’emmener dans la plupart des sprints. Après, pour les terrains accidentés c’est une autre approche, un peu plus difficile, mais ça m’a plu aussi.

Du coup, cette saison, votre rôle sera surtout d’être aux côtés de Nacer ?

Oui, l’objectif c’est de lui apporter toute ma confiance. On va essayer d’avoir un calendrier à peu près similaire pour se trouver au mieux dans les arrivées au sprint. Cependant, je suis un coureur assez polyvalent donc je peux être amené à avoir un rôle sur des terrains plus vallonnés.

La différence entre le Tour d’Oman et celui du Qatar est surement la victoire de Nacer. Qu’est-ce que vous avez changé entre les deux courses ?

On n’a pas tellement changer en fait. Mais au Qatar on a essayé de mettre en place ce qu’on avait travaillé en stage et on a eu du mal à s’organiser correctement. On avait réellement des problèmes de train. Du coup, on a abordé le Tour d’Oman avec beaucoup moins de pression, et c’est peut-être ce qui a fait la différence sur la dernière étape.

Vous concernant, on a l’impression que vous pourriez être le sprinteur et non le poisson-pilote. On vous a même vu troisième d’une étape sur le Giro en 2012…

Je ne pense pas être un vrai sprinteur. Ce qui me conviendrai le plus c’est les arrivées où la pente s’élève légèrement. Mais je suis surtout un coureur qui a besoin de prendre confiance en lui et je le fait par le biais d’être poisson-pilote, ce qui me permet aussi d’acquérir de l’expérience. Nacer lui, c’est un leader solide, qui se loupe rarement. Moi j’ai encore des preuves à faire donc pour l’instant mon rôle me satisfait très bien.

Vous ne souhaitez pas prendre trop de responsabilités trop vite ?

A vrai dire pas trop lentement non plus, mais je veux attendre d’être sûr et serein pour le faire.

Revenons-en à votre parcours. Comme de nombreux autres Français, vous venez du CC Etupes. Qu’est-ce qui fait la particularité de ce club ?

C’est un club qui a toujours cherché à prendre des jeunes coureurs et à les faire évoluer. Quand j’y étais, on était énormément de jeunes, même au niveau des entraineurs. Il y avait notamment Julien Pinot, qui est maintenant à la FDJ. Donc on s’est toujours tiré ensemble vers le haut et je pense que c’est un club qui attire vraiment les jeunes coureurs français. Depuis 3-4 ans, ils ont fait passer pas mal de coureurs professionnels, il y a une bonne ambiance, c’est un très bon club formateur.

Aujourd’hui à la FDJ, c’est un peu similaire, vous vous retrouvez au milieu de nombreux jeunes coureurs. Comment vous-y sentez-vous ?

Je me sens bien. C’est vrai qu’on est beaucoup de jeunes coureurs, il y a aussi quelques jeunes entraineurs. Et puis au niveau de l’ambiance c’est intéressant parce qu’on a tous un point de vue similaire, on est tous un peu « fous-fous ».

Cette année encore, vous serez en World Tour, ce qui vous permettra de disputer les plus grandes courses du calendrier. En avez-vous déjà coché certaines ?

Oui, pour le début de saison je passerai par les classiques avec le Tour des Flandres, Paris-Roubaix et l’Amstel Gold Race. Ce sont des épreuves qui font partie des plus belles courses World Tour.

Avec quel rôle sur les flandriennes ?

En leaders on aura surement Yoann Offredo et Matthieu Ladagnous mais quand on est sur les classiques, même si je suis là pour les aider, il y a tellement d’aléas qu’on ne sait jamais… On verra comment ça se passera mais moi ce sont des courses que je vais faire pour la première fois donc ce sera plus une découverte. J’aurai pas mal de travail à faire alors j’aimerai bien y figurer mais je n’y serai pas en tant que leader.

Pour terminer, évoquons les Championnats de France. L’an dernier, vous aviez permis à Nacer Bouhanni d’y être sacré, mais cette année c’est plus accidenté. Pensez-vous pouvoir y jouer un rôle important ?

Oui c’est le genre de parcours qui me conviennent, j’ai vu un peu comment c’était et je pense pouvoir jouer rôle important. J’attends ça avec beaucoup d’impatience.

Propos recueillis par Robin Watt.


 

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