Sous ses nouvelles couleurs d'AG2R La Mondiale, Domenico Pozzovivo découvre le Giro autrement - Photo kramon
Sous ses nouvelles couleurs d’AG2R La Mondiale, Domenico Pozzovivo découvre le Giro autrement – Photo kramon

Ce samedi, Domenico Pozzovivo prend le départ de son septième Tour d’Italie. Après des années en deuxième division durant lesquelles il a tout de même décroché de très belles places d’honneur, le natif de Policoro participera cette fois à la course rose avec le maillot d’AG2R La Mondiale. Huitième l’an passé, ce qui constituait sa meilleure performance sur le Giro, Pozzo vise encore mieux cette année. N’ayant peur de rien, ni de la pression ni des Sky, le trentenaire aborde l’épreuve plutôt confiant. Il se confie alors à la Chronique du Vélo.

Bonjour Domenico. Tout d’abord, que change le fait de participer au Giro au sein d’une équipe World Tour ?

Ce qui change c’est surtout le fait que j’ai pu programmer ma participation au Giro dès cet hiver, sans avoir à attendre de savoir si mon équipe est invitée ou pas sur l’épreuve. Cela donne également plus de responsabilités car c’est important pour équipe telle qu’AG2R La Mondiale de réaliser un bon Giro.

Toujours à l’aise sur les routes italiennes, vous avez cependant souvent du mal en troisième semaine…

Je ne suis pas d’accord avec ça. En 2008, lorsque je termine neuvième du Giro, c’est en 3ème semaine que j’ai été le plus performant. La dernière semaine a effectivement été difficile pour moi l’an passé mais ce n’est pas quelque chose de récurrent et d’habituel.

Avec Carlos Betancur avec vous, vous disposez d’un équipier de grand luxe. Mais sera-t-il vraiment à votre disposition ?

Je pense qu’il vaut mieux avoir deux leaders plutôt qu’un seul dans une équipe ! Carlos et moi avons des caractéristiques similaires tout en ayant des qualités différentes. Nous pouvons nous aider mutuellement. Certaines étapes correspondent plus à son profil et je serai là pour l’aider tout comme il sera là pour moi sur d’autres étapes.

Déjà deux fois dans le top 10 de l’épreuve, quel est votre objectif au départ cette année ?

Mon objectif est clair : terminer dans les cinq premiers et gagner une étape.

Basso et Scarponi de plus en plus en retrait, vous semblez avec Nibali être le meilleur italien au départ du Giro 2013. Est-ce pour vous une pression supplémentaire ?

C’est peut être une pression supplémentaire mais ce n’est pas un problème pour moi. J’aime ça et je suis tout à fait capable de le gérer sans que ça ne perturbe mes performances.

La stratégie de la Sky autour de Wiggins devrait être de cadenasser la course un maximum. Dynamiserez-vous la course comme vous savez le faire ?

Si je dévoile tout de suite la tactique que je pense appliquer, il n’y aura plus de surprise pour la Sky et ça serait faciliter leur travail ! Il faudra regarder la course pour le savoir !

Propos recueillis par Robin Watt


 

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