Axel Domont, 22 ans, vient de signer chez AG2R La Mondiale. Après trois saisons en amateurs dans la structure de Chambéry, le Drômois a franchi un cap, comme il le souhaitait. Avec un calendrier spécifique pour se faire à sa nouvelle vie de professionnel, le grimpeur français livre à la Chronique du Vélo ses espérances pour une saison dans une formation qu’il a déjà connu comme stagiaire. Entretien.

Bonjour Axel. Tout d’abord, que vous inspire votre signature chez AG2R pour la saison 2013, qui signifie évoluer en World Tour dès votre première année professionnelle ?

C’est surtout une petite appréhension d’attaquer tout de suite au plus haut niveau chez les professionnels. Mais bon, j’ai un calendrier adapté, un peu plus léger que le reste de l’équipe. Je ne vais pas beaucoup courir sur les épreuves World Tour, mais plutôt faire les courses de classe 1 et de Coupe de France.

Connaissez-vous déjà précisément votre programme pour l’année ?

J’en ai une idée oui, j’ai une base. Je commencerai notamment sur la Marseillaise (le 27 janvier prochain, NDLR).

AG2R a officialisé votre signature de lendemain de l’obtention de sa licence World Tour, était-ce une condition pour que vous rejoigniez la structure ?

L’équipe a effectivement attendu d’être sûre d’évoluer en World Tour pour officialiser ma signature, mais ce n’était pas un désir personnel. C’était une décision de l’équipe.

Vous vous mettez en évidence chez les amateurs depuis un moment déjà, savez-vous depuis quand AG2R envisageait de vous faire signer ?

Non, je ne sais pas exactement. Mais j’ai été stagiaire dans l’équipe en 2011, j’ai fait pas mal de stages avec eux, donc je sais qu’ils me connaissent depuis un moment. Et puis AG2R connaît très bien les coureurs de son centre de formation.

Dès vos premières semaines dans cette grosse structure, qu’est-ce qui vous a surpris ou impressionné par rapport à ce que vous connaissiez jusque là ?

Je dirais l’organisation, la logistique notamment. Pour l’instant je n’ai fait que des stages, mais j’ai aussi vu quelques courses quand j’étais stagiaire, et c’est vraiment impressionnant quand on voit tous les véhicules, le staff et l’encadrement qu’il y a autour de nous. Mais bon, je dois dire que je m’y attendais un petit peu. J’avais vu ça quand j’étais stagiaire, et puis avec Chambéry on était assez professionnels malgré le fait que l’équipe soit amateur, donc j’ai vite pu prendre mes marques, ça m’a pas trop surpris.

Pour 2013, passer professionnel était un objectif important pour ne pas stagner, quel sera le prochain ?

Il y a trois ans quand je suis arrivé à Chambéry, je ne savais pas trop où je mettais les pieds, je suis arrivé en tâtonnant, je ne savais pas quoi espérer du vélo. Mais petit à petit j’ai pris mes marques, j’ai eu des résultats, j’ai pris de l’ampleur dans l’équipe et donc j’espérais vraiment passer professionnel pour la saison 2013. Maintenant, c’est un nouveau départ, je recommence un peu comme il y a trois ans. Il faut aussi que je prenne mes marques dans l’équipe, des habitudes sur la façon de vivre, la façon de courir, et puis progresser et me faire une place dans l’équipe. Après, en terme de résultats, c’est encore un peu flou.

Buy me a coffeeOffrir un café
Vous avez aimé cet article de Robin Watt ? Participez à l'élaboration du prochain en contribuant aux frais d’hébergement du site.