A Ballarat, Simon Gerrans est devenu champion d'Australie pour la deuxième fois - Photo AFP
12 janvier 2014
Par  Robin Watt 

Gerrans de nouveau maître d’Australie

Durant longtemps, Simon Gerrans s’est abstenu de courir ses championnats nationaux, au mois de janvier. Mais depuis quelques années, la trentaine passée, le garçon a décidé de marquer l’histoire de son sport, au moins au niveau national. Et il ne s’est pas loupé, devenant champion d’Australie sur route en 2012 d’abord, puis de nouveau cette nuit pour la reprise de la saison 2014.

La supériorité déterminante d’Orica

Sur un parcours sélectif, le fait qu’onze coureurs proviennent de l’équipe australienne a eu un impact considérable ! Si sur le papier, c’était chacun pour soi, les hommes de Shayne Bannan ont clairement roulé pour un Simon Gerrans devenu, depuis deux ans, redoutablement efficace sur les courses d’un jour. Après la course, Cadel Evans, « désespéré », n’a pas manqué de souligner cette supériorité numérique, qui a pesé jusque dans le final. Partis avec Porte, Gerrans et Evans sont revenus sur Cameron Meyer, échappé. Le rouleur aussie, habituel équipier du vainqueur de Milan-Sanremo 2012, a alors fait le boulot en allant chercher Richie Porte à quelques encablures de l’arrivée, qui avait porté une attaque susceptible de le mener à la victoire. Finalement, le grimpeur de la Sky a été repris, et Evans, même parfaitement placé dans la roue de Gerrans à l’approche du sprint, n’a rien pu faire.

Après un peu plus de 180 kilomètres et 18 tours de circuit, Orica avait réussi. Gerrans champion national pour la deuxième fois en trois ans, permet au maillot jaune et vert de rester au sein de la seule formation australienne du World Tour après le sacre de Luke Durbridge l’an passée. Le vainqueur s’est évidemment montré très fier à l’arrivée, mais n’a pas manqué de faire part de son assurance. « J’avais de bonnes jambes et je savais que tant que ce petit groupe (avec Porte et Evans, ndlr) resterait ensemble, je pouvais être confiant pour le sprint. » Preuve que l’ancien pensionnaire du Crédit Agricole ne se pose plus un nombre incalculable de questions : il court, et gagne. Evans, deuxième à l’arrivée, regrettera le fait d’avoir été seul toute la journée, mais confiera surtout qu’il était incapable d’accélérer au moment où Gerrans a lancé le sprint final.

Orica avait confiance en lui

Le directeur sportif australien Matt Wilson ne l’a pas caché, toute l’équipe avait « confiance en Gerro. » Le plan a été respecté à la lettre et il a parfaitement fonctionné. Le sentiment du devoir accompli devrait donc rayonner un moment chez Orica. « Il était d’une importance cruciale pour nous de rapporter ce maillot en Europe. Désormais, on va pouvoir se concentrer sur la suite », a assuré Wilson. Gerrans, lui, n’a pas oublié de remercier ses coéquipiers, sans qui, c’est une certitude, la victoire aurait été plus difficile à aller chercher. Alors évidemment, au mois de janvier, cela ne révèle pas forcément grand chose. Mais durant les douze prochains mois, Gerrans arborera une tenue qui fait sa fierté : « C’est un grand honneur pour moi d’avoir ce maillot. Cela avait été le début d’une belle saison en 2012, j’espère que ce sera encore le cas cette année. » Il y a deux ans, fraîchement arrivé de Sky, Gerro s’était adjugé la Primavera. Et si un autre monument l’attendait en 2014 ?

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