En plein Tour de France, Alexis Vuillermoz a appris sa sélection pour les Jeux de Rio, presque inespérée - Photo Mathilde L'Azou
20 juillet 2016
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Vuillermoz, candidat idéal ?

L’opportunité de sa vie ? Alexis Vuillermoz a profité indirectement du forfait de Thibaut Pinot pour décrocher son ticket en vue des Jeux Olympiques. Mais le garçon n’ira pas à Rio pour faire de la figuration. Vainqueur de la course pré-olympique l’an dernier, il a tout intérêt à jouer sa chance.

Du VTT à la route

Son début de saison perturbé par plusieurs blessures lui est peut-être bénéfique en ce moment. En grande forme depuis plusieurs jours sur les routes de Tour de France, c’est au soir de sa troisième place à Culoz qu’Alexis Vuillermoz a appris sa sélection pour les Jeux Olympiques. Il a dû rêver de ce moment dans sa jeunesse mais devait plus s’imaginer aux côtés de Julien Absalon sur l’épreuve VTT que sur la route. Son passage dans le peloton l’a fait débouler dans un autre monde, avec d’autres objectifs qui n’incluent (presque) pas l’or olympique. « Dans ma tête, c’était faire une croix sur les Jeux », a-t-il déclaré après l’annonce de sa sélection. Fier de pouvoir représenter son pays à l’échelle mondiale, qui plus est dans un événement de cette ampleur, le Jurassien fera partie des plus motivés sur les routes brésiliennes. « C’est d’abord une joie incommensurable mais également un honneur de représenter l’équipe de France », expliqua-t-il sur sa page Facebook dans la foulée de l’étape de lundi, qui partait à vingt kilomètres de sa ville natale de Saint-Claude.

Au printemps, sa sélection était pourtant loin d’être acquise. Sa première partie de saison a été construite autour des ardennaises, mais la malchance est venue le frapper d’abord sur les courses préparatoires puis sur l’Amstel Gold Race, la première des classiques qu’il visait. Deux chutes l’ont plus touché moralement que physiquement mais la capacité à rebondir du coureur de 28 ans fut impressionnante. Deuxième au GP de Plumelec pour sa reprise, il a confirmé un mois plus tard en prenant la médaille de bronze du Championnat de France à Vesoul. De quoi le booster pleinement pour la Grande Boucle et maintenant pour les Jeux. Prêt à fournir un travail d’équipier pour ses trois compatriotes au pays de la samba, il pourrait même avoir intérêt à jouer sa carte personnelle. Moins coté et attendu que Bardet ou Alaphilippe, son intelligence de course et sa forme actuelle peuvent lui rapporter de grandes choses.

Un parcours dans ses cordes

Vuillermoz a pour habitude de s’exprimer dès que le parcours est difficile. L’ancien vététiste s’est révélé au grand public un jour de juillet 2015, où il est allé cherché en puncheur une magnifique victoire d’étape en haut de Mûr-de-Bretagne, devant tous les favoris de la Grande Boucle. Cette appétence à se détacher dès que la route s’élève durement lui sera utile dans quelques semaines à Rio. Le parcours est presque fait pour lui, avec des ascensions présentant de forts pourcentages sur cinq ou six kilomètres, ce qu’il affectionne. C’est même sur ce circuit olympique qu’il a levé la dernière fois les bras, pour le « Test Event » pré-olympique en août dernier. Une victoire qui le place comme grand favori pour la médaille d’or ? Pas forcément car seule l’équipe de France était venue au complet avec une sélection proche de celle que l’on apercevra le 6 août. Les cinq Bleus s’étaient même classés dans les huit premiers. Mais ils auront donc dans un peu plus de deux semaines l’avantage indéniable de connaître le parcours et de l’avoir effectué dans des conditions de course. « C’est sûr, ce sera important. On ira à Rio avec des ambitions », avance le coureur d’AG2R surnommé Pikachu. C’est tout ce que l’on peut espérer de cette équipe, impressionnante sur le papier et qui pourrait avoir les honneurs du podium. Pourquoi pas avec le Jurassien.

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