Cette saison, Guillaume Martin a mené son équipe sur le Tour de France, et dès que la route s'élevait la reste du temps - Photo ASO
Bilan 2017
En cette fin de saison, l’heure des bilans est venue. La Chronique du Vélo a passé au crible l’exercice 2017 de chaque équipe, chaque rédacteur a livré sa note sur vingt permettant de faire une moyenne puis d’établir un classement. Des notes subjectives, basées sur les résultats mais aussi les effectifs et les objectifs annoncés en début d’année, qui prêtent forcément au débat. On attend donc de connaître vos avis.
10 novembre 2017

Wanty dans la cour des grands

11,1/20

Même dépourvue de leaders charismatiques, l’équipe Wanty a su se montrer tout au long de l’année, y compris en juillet, où elle était présente pour la première fois de son histoire sur le Tour de France. Alors certes, la formation belge n’a pas réitéré le hold-up de 2016, quand Gasparotto remportait sa deuxième Amstel Gold Race, mais a fait preuve de régularité et de solidarité.

Le top : Guillaume Martin

Le grimpeur philosophe, comme on le surnomme, a connu une nette évolution. Auteur de cinq des douze victoires de son équipe, il est monté en puissance pendant des mois, avant de briller, en second rideau, tout l’été. Dans les vingt au Dauphiné, il aurait pu faire de même pour son premier Tour de France, mais pour cela, sans doute aurait-il fallu être plus calculateur, ce que le garçon de 24 ans n’a pas été. Troisième au sommet des Rousses, Martin s’est toutefois fait un prénom, et représente l’avenir d’une formation jusque-là bien plus tournée vers les classiques que vers les grands tours. Vainqueur d’une étape du Tour du Limousin, du Tour du Gévaudan puis du Tour de Toscane fin septembre, le Français a activement contribué au succès final de son équipe au classement UCI Europe Tour, en compagnie d’Andrea Pasqualon et Xandro Meurisse.

Le flop : le surplus de places d’honneur

Douze victoires, c’est une de plus que l’an passé, mais aucune ne semble se distinguer par sa valeur particulièrement prestigieuse au moment de faire les comptes. C’est bien simple, pour douze bouquets, l’équipe Wanty – Groupe Gobert a collectionné 163 tops 10 de janvier à octobre ! Un déficit important au moment de conclure par rapport à d’autres formations continentales plus vernies, qui nous montre encore l’étendue du travail à accomplir pour la bande à Hilaire van der Schueren, qui doit franchir la barre supérieure si elle rêve un jour d’accéder au niveau World Tour. On aurait attendu un peu plus de Guillaume van Keirsbulck, passé de nombreuses années chez Quick-Step, et vainqueur du seul Samyn, et moins d’accessits pour Andrea Pasqualon, le sprinteur italien de l’équipe qui peine à engranger de la confiance depuis plusieurs années.

La stat : 17

C’est le nombre d’invitations récoltée par Wanty dans l’élite du cyclisme. Accueillie sur la totalité des classiques flamandes et ardennaises, l’Eneco Tour et la Vatenfall Cyclassics, d’autres nouveautés, et pas des moindres, se sont proposées. C’est le cas du Tour de Romandie, et surtout de la Grande Boucle.

Les notes 2017

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2 Commentaires sur "Wanty dans la cour des grands"

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Henri
Henri

Wanty est une équipe sympa et offensive.. pour le tour, par contre une invitation n’est pas certaine, probablement du 50-50 avec Virtual-concept, en considerant que Direct energy et Fortuneo sont certains d’etre pris, et Cofidis, malgre la mauvaise saison 2017 reste une equipe historique qu’ASO ne voudra pas ecarter. Reste donc une place… donc Coquard ou Martin au tour?????

Elise
Elise

Andrea Pasqualon est dans la lignée des sprinteurs italiens actuels : toujours placés, rarement gagnants. Nizzolo, Ferrari, Bonifazio, Pelucchi, Napolitano, Modolo…
Pour en revenir à Wanty, quelle saison de Martin ! Il s’est révélé et a aussi montré qu’il savait gagné, en témoigne son sublime automne. Et un petit mot pour Offredo qui a fait un très beau 1er Tour.

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