Pour sa première, l'équipe Manzana Postobon gagnera t-elle une étape en Espagne ? - Photo Unipublic / J. A. Miguelez
20 août 2017

Ils veulent se faire un nom

Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres. La disparition de quelques équipes espagnoles ces dernières années a profité aux autres, sur la Vuelta. Bora, Colombia, IAM, MTN-Qhubeka, ont ainsi pu y parfaire leur apprentissage grâce aux invitations. Et cet été, à côté des habituées Cofidis et Caja Rural, les observateurs vont découvrir les maillots des formations Aqua Blue Sport et Manzana Postobon, néophytes sur trois semaines. Les grosses cotes sont donc nombreuses. En voici trois.

Jetse Bol, Manzana Postobon.

Un Néerlandais en Colombie, ce n’est pas si fréquent. Et pourtant, Jetse Bol, formé à la Rabobank, brille aujourd’hui sous une tunique sud-américaine, dont l’objectif premier est de former les jeunes talents du pays. On l’avait laissé aux Pays-Bas, à la peine pour s’intégrer au sein de l’équipe Belkin il y a de ça trois ans, et repris après la flamme rouge au terme d’une improbable attaque dans le final de Paris-Tours. Sprinteur d’origine, le natif d’Avenhorn a pris une décision un peu folle pour relancer sa carrière, mais le pari a payé. Septième du Circuit de la Sarthe, sixième de la Klasika Ordizia et surprenant dixième du Tour de Burgos avec des places d’honneur régulières au terme des arrivées montagneuses, Bol est devenu un coureur passe-partout. Déjà en lice sur un Tour d’Italie, en 2014, son expérience sur trois semaines s’annonce capitale pour accompagner un groupe en manque de repères. Poisson pilote attitré de Juan Sebastian Molano, le Néerlandais sera à suivre dans les étapes pour baroudeurs. Avec son maillot rose, il sera facilement identifiable.

Nick Schultz, Caja Rural.

Vainqueur d’étape au sommet de Valmeinier sur le Tour de l’Avenir 2016, devant notamment David Gaudu, l’Australien Nick Schultz a choisi Caja Rural pour découvrir le monde professionnel. Auteur d’un solide Tour de Norvège, il a récemment déclaré dans une interview à Cyclingnews, à propos de la structure espagnole, qu’« il s’agit probablement du meilleur environnement pour disputer son premier grand tour. » Seul bémol, le jeune garçon (22 ans) sera t-il au top après avoir souffert d’une maladie l’ayant handicapé durant les mois de juin et juillet ? Son but initial est bel et bien d’arriver entier à Madrid, Plaza de Cibeles, mais en connaissance de son talent, on s’attend forcément à le voir faire quelque chose de plus que musarder dans le peloton tous les jours.

Anthony Turgis, Cofidis.

Après Lilian Calmejane l’an passé, qui sera la révélation française de cette Vuelta ? Les paris sont lancés, mais Anthony Turgis semble avoir une belle carte à jouer. Le jeune puncheur francilien, très souvent placé sur les courses par étapes du circuit européen, a besoin d’en décrocher une grosse pour acquérir plus de confiance et passer un cap supplémentaire. Sur une épreuve raffolant des forts pourcentages, l’ancien vainqueur de Liège-Bastogne-Liège espoirs pourrait se régaler en se glissant dans des échappées. Pourquoi pas dès la première semaine ? Une victoire d’étape sur son premier grand tour lui assurerait indéniablement un changement de dimension. Sans sprinteur, l’équipe Cofidis va devoir s’en remettre aux exploits individuels de chacun pour se faire remarquer.

Larry Warbasse, Aqua Blue Sport.

Parmi les représentants des petites équipes, si l’on devait miser sur une victoire d’étape de l’un d’entre eux, notre choix irait sans doute prioritairement vers Larry Warbasse. L’Américain ne sera sans doute pas complexé puisqu’il a déjà couru cinq saisons en le World Tour. Ses deux dernières années, chez d’IAM Cycling, ont même été probantes. Septième d’un Tour de Pologne, à l’attaque sur ses trois derniers Tour d’Espagne, Warbasse guidera sa formation. À l’occasion du Tour de Suisse, il est même allé chercher en haut de Villars-sur-Ollon la première victoire de sa carrière, et parallèlement la première de l’histoire d’Aqua Blue, au terme d’une échappée bien maîtrisée. Auréolé du titre de champion des Etats-Unis sur route, il a placé la barre assez haut pour la course espagnole. Les déclics mentaux survenus dans une carrière peuvent parfois tout changer.

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2 Commentaires sur "Ils veulent se faire un nom"

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chris83
chris83

Les maillots roses de Manzana égayent le peloton. Les pseudo professionnels de la com qui choisissent les couleurs de certaines équipes world tour devraient s’en inspirer.

Baboutox
Baboutox

En même temps ces gros cabinets sont des arnaques. Quand tu pense que gdf a dépensé des dizaines de milliers d’euros pour engie qui est just ernergie sans le « er » et erdf pareil avec enedis pour energie distribution. Ils se foulent quand même pas pour trouver ces noms^^

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