La victoire de Froome sur le Tour suffit presque à elle seule à faire de la saison de Sky une réussite - Photo ASO / A. Broadway
Bilan 2016
10 novembre 2016
Par  Robin Watt 

Sky toujours au sommet

La machine Sky est comme impossible à faire dévier. Année après année, les Britanniques se mettent en ordre de bataille pour décrocher la seule chose qui compte pour eux : la victoire en juillet, sur le Tour de France. Et cette saison encore, ils ont réussi.

Le top : Le nouveau Chris Froome

Ses deux premières victoires dans le Tour de France avaient davantage suscité la suspicion et le scepticisme que l’admiration. Mais c’est comme si son troisième succès, en plus de témoigner de sa motivation pour le moment inassouvie, avait changé la donne. En juillet, Chris Froome a pourtant été aussi dominateur que d’habitude : maillot jaune près de quinze jours, il n’a laissé que des miettes à ses concurrents. Mais en courant différemment. Avec panache, ce qui a tant manqué à bon nombre de ses concurrents. Offensif dans la descente vers Bagnères-de-Luchon ou dans la plaine vers Montpellier – en plus d’être intouchable en montagne et en chrono -, « Froomey » a montré qu’il n’était pas qu’un coureur robotique les yeux rivés sur son capteur de puissance à longueur de cols. Assez pour changer son image, donc, et entrer dans l’histoire avec un troisième maillot jaune sans que personne ne trouve rien à y redire.

Le flop : Landa, Thomas et Kwiatkowski pas à la hauteur

Froome est depuis 2012 d’une fiabilité presque sans faille. Ce n’est pas le cas de ceux qui devaient être cette saison les leaders de l’équipe Sky là où le « Kenyan blanc » n’était pas. Mikel Landa, troisième du Giro en 2015 sous les couleurs d’Astana, n’a pas encore digéré son transfert au sein de l’armada britannique. Sur la course rose, où il avait carte blanche, il a abandonné avant la mi-épreuve. Geraint Thomas, lui, s’il a été au bout du Tour de France, n’a pu décrocher qu’une quinzième place à Paris. Il était pourtant attendu tellement plus haut après sa victoire dans Paris-Nice. Enfin, Michal Kwiatkowsi, autre transfuge de l’hiver dernier, n’a pas beaucoup plus flambé cette année. Sa victoire sur le GP E3 en roublard face à Peter Sagan sauve les meubles. Parce que chez Sky, même quand la saison est ratée, il y a des succès qui traînent. Mais le trio censé mener haut les couleurs noires et bleues a largement failli à sa mission.



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5 Commentaires sur "Sky toujours au sommet"

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GVR
GVR

J’aurais quand même mis dans les TOPS Wout Poels qui permet à l’équipe de gagner son premier monument !

Mais bon article comme d’hab :)

Ben
Ben

G. Thomas c’est vainqueur de Paris Nice et de la Volta a Algarve… Donc niveau flop c’est moyen.
Vous abusez vraiment c’est de la mauvaise fois !

rolfsorensen
rolfsorensen

C’est surtout en passant à côté de son Tour de Suisse que Thomas a raté sa 2e partie de saison, mais sur le TdF il reste dans de très hautes références pour un équipier, surtout vu l’exigence Sky

gestas
gestas

Un peu dur de mettre thomas dans les flops, il fait 2e à paris nice, et c’est surtout un équipier de luxe, sky jouant la carte du leader unique, tout est organisé pour. On peut pas attendre monde et et merveilles de thomas en sachant cela

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