Depuis 20 ans et le titre de Laurent Brochard, sur les Mondiaux, le drapeau bleu-blanc-rouge truste très peu les podiums - Photo ASO
20 septembre 2017

Le bleu manque à l’arc-en-ciel

Cinquième volet de notre série consacrée aux disettes françaises. Place aux Championnats du monde où la dernière victoire, signée Laurent Brochard, date de 1997. Depuis ? Beaucoup d’espoirs, mais peu de réussite.

Le sprint qui fait tache

Depuis le succès de l’homme au bandana, les coureurs français sont tout de même montés deux fois sur le podium grâce à Jean-Cyril Robin en 1999 et Anthony Geslin en 2005. Surtout, un Bleu a fini dans le temps du vainqueur à huit reprises (sur 19 éditions). Mieux encore, il a terminé à moins de cinq secondes de la tunique irisée à treize reprises. Il faut dire que, selon le parcours, la victoire a plus ou moins de chances de se jouer au sprint. A Bergen ce week-end, cela devrait encore être le cas. Sauf que les Français ont décidé de miser sur une contre-programmation en alignant une équipe composée de puncheurs. Une réaction après le fiasco de 2016 à Doha où les Bleus, venus avec deux chances de médailles (Démare et Bouhanni) pour une arrivée promise à un sprint, se sont fait coincer dans une bordure au bout d’une heure de course. On remarque néanmoins, comme sur d’autres courses, une nette amélioration depuis le début de la décennie. Il ne manque plus que la finition dans l’emballage final.


Les espoirs ne percent pas

De quoi remuer le couteau dans la plaie que constitue cette disette, on signalera que sur cette même période, la France est la nation la plus prolifique derrière l’Italie dans la catégorie espoirs. Mieux encore, depuis 2006, les Bleus ont cumulé sept médailles dont trois en or. Le seul pays à pouvoir en dire autant. Quatre Français ont également remporté le titre de champion du monde juniors (Gérard en 2000, Le Bon en 2008, Le Gac en 2010 et Lecuisinier en 2011). Sauf qu’il est rare que ces jeunes talents confirment au plus haut niveau. Romain Sicard n’a jamais réussi à confirmer le potentiel entrevu lors de sa formidable année 2009. Kévin Ledanois a encore du mal à trouver ses marques chez les professionnels. Seul Arnaud Démare semble être un coureur capable de doubler espoirs et élites, mais le Picard n’a pas été sélectionné pour Bergen et peut déjà renoncer à l’édition 2018 qui aura lieu sur de forts dénivelés autrichiens. Depuis la création des courses juniors en 1975 et espoirs en 1996, seul Greg Lemond a réussi à s’imposer chez les jeunes avant d’en faire autant chez les élites.


Dans notre série des disettes françaises

Épisode 1 : Paris-Nice
Épisode 2 : Le Tour de Flandres et Paris-Roubaix
Épisode 3 : Les ardennaises
Épisode 4 : Le Tour de France

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2 Commentaires sur "Le bleu manque à l’arc-en-ciel"

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chris83
chris83

Je me répète ce n’est pas que dans le championnat du monde que la victoire d’un français se fait attendre, cest dans toutes les grandes courses, à l’exception de msr gagné par demare

Lomepal
Lomepal

D’où l’incroyable série des disettes françaises lol

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