L'image de Valverde vainqueur de la Flèche Wallone devient une habitude : celle-là date de 2016 - Photo ASO
19 avril 2017

L’évidence Valverde

A la lecture du top 10 de la Flèche Wallonne, il y a quelques surprises. Dylan Teuns, 3e, Rudy Molard 8e ou David Gaudu, 9e, en font partie. En revanche, il n’y avait rien de plus prévisible que le vainqueur, Alejandro Valverde. Parce que l’Espagnol s’est raté dimanche, sur l’Amstel. Et qu’il ne se rate jamais deux fois d’affilée.

Reçu 4 sur 4

La performance s’en retrouve banalisée. Alejandro Valverde vainqueur de la Flèche wallonne, il n’y a aujourd’hui pas grand chose de plus normal. Alors oui, sûrement plus que nulle part ailleurs, la connaissance du terrain est primordiale. Ou plutôt la connaissance du Mur de Huy, où tout se joue inéluctablement, année après année. Du haut de ses 36 ans bien tassés – il en aura 37 la semaine prochaine -, le Murcian fait donc partie de ceux qui, dans le peloton actuel, ont le plus arpenté la fameuse montée. Ce mercredi, encore une fois, ça s’est vu. Jamais il n’a paniqué. Ni quand à 250 mètres, personne n’avait bougé. Encore moins quand David Gaudu a pris un vélo d’avance en lançant les hostilités. Valverde était chez lui. Sur une ascension qu’il connaît mieux que personne. Et qu’il a dompté bien plus que quiconque. Alors bien entendu, dans les 200 derniers mètres, il a placé son démarrage. Et il a collé plusieurs longueurs d’avance à tout le monde.

Le voilà donc à cinq victoires sur la Flèche Wallonne. Record amélioré, parce qu’il était déjà seul en tête du palmarès avec quatre succès. Dan Martin, deuxième – comme en 2014 -, n’a pu que constater les dégâts. Personne, comme souvent, n’a été en mesure de faire vaciller Valverde. Sur ses quatre succès consécutifs, une seule fois il a semblé mis en difficulté : l’an dernier, par Julian Alaphilippe. Le reste du temps, le leader de la Movistar relègue toujours ses concurrents loin derrière. Parfois même à plusieurs secondes. Alors forcément, on aurait aimé voir un nouveau duel entre l’Espagnol et le Français. Mais Alaphilippe était forfait, et c’est un boulevard qui s’est offert à Valverde. Ni Martin, ni Henao, ni les autres outsiders ne sont parvenus à garder sa roue quand il a démarré. Pourtant, ils savaient tous qu’il allait le faire.

Une maxime : Valverde vainqueur à Huy

Après ses victoires finales en Andalousie, en Catalogne et au Pays-Basque, Valverde montre donc qu’il est l’un des patrons de ce printemps. Et surtout, qu’il porte bien son surnom d’Imbatido. Le garçon est en fait aussi imbattable qu’immortel. Bluffant. Le voilà déjà tourné vers dimanche, pas intéressé par la moindre élection mais bien décidé à signer un nouveau doublé Flèche-Liège, après 2006 et 2015. Il entrerait un peu plus encore dans l’histoire des ardennaises, malgré son absence de victoire dans l’Amstel que ses trois podiums ne compensent pas vraiment. En attendant, il est déjà dans celle de la Flèche. Marcel Kint avait réalisé un triplé entre 1943 et 1945. Valverde a fait mieux avec un quadruplé. Et surtout, avant, au départ de l’épreuve, on était sûrs d’une chose : tout se jouera dans les 400 derniers mètres du Mur de Huy. C’est toujours le cas mais désormais, on a une certitude de plus : c’est à chaque fois Alejandro Valverde qui s’impose.

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3 Commentaires sur "L’évidence Valverde"

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loutrejoyeuse
loutrejoyeuse

sprint en côte comme d’hab, Valverde vainqueur comme d’hab, Dan Martin placé comme d’hab, Heano bien plcé comme d’hab.

Rien de neuf.

chris83
chris83

J’ai vu par hasard les 4 derniers kilomètres. Rien perdu. Huy, le sommet de l’ennui. Et dire qu’il y en a qui veulent faire payer les spectateurs…Pas sur les ardennaises en tous cas.

Genghis
Genghis

Moi j’ aime bien la flèche, il a certes que 3 minutes de « spectacle  » mais je les trouve spectaculaires. Puis clairement le vainqueur en haut du mur c’ est le meilleur puncheur du moment, il n’ y pas trop de question de stratégie ou de chance. Juste le placement, la puissance et la giclette, sans oublier une excellente condition physique pour faire monter les watts. En plus le mur d’Huy c’ est mythique. Non franchement si il y a bien une course dans l’ année qui finit par une course de cote et où je ne suis pas déçu, c’est bien la flèche. Par contre je suis bien content que le parcours de l’ Amstel est changé et j’espère que Liège ne se résumera pas à un sprint de côte, car l’ an dernier ces deux couses étaient risibles.

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