A l'image de Fabian Cancellara, passé proche d'un succès d'étape à Berne dans le Tour de France, l'équipe Trek a manqué quelques grands succès pour peu de choses - Photo Mathilde L'Azou
Bilan 2016
7 novembre 2016

Il ne manquait pas grand chose à Trek

Avec un soupçon de réussite en plus, Trek aurait pu réaliser une grande saison. Mais finalement, l’équipe américaine n’a décroché que 19 victoires, dont quatre en World Tour, en passant à côté de plusieurs gros résultats.

Le top : Bauke Mollema

Dans la désormais plus si jeune carrière du Néerlandais, 2016 est pour le moment la meilleure saison. Présent dès les ardennaises, en terminant neuvième de Liège-Bastogne-Liège, Mollema s’est offert avec panache, quelques mois plus tard, sa première grande course d’un jour : la Clasica San Sebastian. Souvent critiqué pour son attentisme, il a aussi tordu le cou aux préjugés en se montrant offensif sur le Tour de France. Il fut le premier des leaders à arriver au sommet (ou plutôt à la moitié) du Ventoux le 14 juillet, même si Froome et Porte seront finalement reclassés dans son temps. A l’entame de la dernière semaine, le leader de Trek était donc le dauphin du Britannique. Sauf qu’il s’est effondré sur l’étape du Bettex pour terminer onzième à Paris. L’histoire de sa carrière tant le parallèle avec 2013 est frappant : cette année-là aussi il avait été sur les talons de Froomey jusqu’aux derniers jours de course. Il n’empêche, au-delà de la déception, Mollema aura beaucoup à tirer, cet hiver, de ses quinze premiers jours sur la Grande Boucle.

Le flop : Ryder Hesjedal

En signant un an chez Trek à l’hiver dernier, le Canadien de 35 ans voulait s’offrir du rabe au plus haut niveau. L’équipe américaine, elle, imaginait engager un coureur expérimenté encore capable de beaux résultats comme le laissait espérer sa cinquième place sur le Giro 2015. Sauf que dans les faits, cette saison, l’ancien vainqueur de la course rose n’a jamais peser sur les courses. Leader de Trek en Italie, il a quitté l’épreuve lors de la 14e étape, déjà repoussé au-delà du top 10. La suite a été pour lui une longue pause, jusqu’à un rôle d’équipier pour Mollema sur cette Clasica San Sebastian qui restera comme le grand succès de l’année pour Trek. Hesjedal, lui, a fait illusion à domicile, lors des classiques, avec deux tops 20 à Montréal et Québec. Avant deux abandons sur le Tour d’Emilie et en Lombardie. Ce n’était pas la fin attendue pour un garçon qui avait si souvent surpris son monde au cours de sa carrière.



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4 Commentaires sur "Il ne manquait pas grand chose à Trek"

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Christophe
Christophe

Il est où l’article sur Direct Energie ?

Clement Aubert
Clement Aubert

Sneak preview ! :)

Baboutox
Baboutox

Ce 13 me semble beaucoup si on le met en rapport avec le 12 de la Tinkoff. La Tinkoff avait un plus gros effectif mais a aussi fait largement plus de résultat. Comme la Tinkoff, la Trek ne s’appuie que sur ses 2 grands coureurs : Cancellara et Mollema. Oui Nizzolo a plus gagné que d’habitude mais il n’a malgré tout qu’une victoire WT, Felline a montré qu’il pouvait être avec les meilleurs sur tous les terrains mais fait moins de victoires que l’année dernière.
Stuyven réussit un grand coup sur K-B-K mais ne gagne plus rien ensuite.
Theuns et Theuns n’ont pas vraiment concrétisé les espoirs placés en eux.
Zoidl toujours aussi transparent.
Dans les bons côtés je mettrais le retour à un niveau correct de Stetina et Julien Bernard qui sans être un futur grand pourrait gagner quelques étapes et être un bon équipier.
Si Tinkoff garde son 12 je mettrais 10 à la Trek car ses bons coureurs n’ont pas déçu mais le reste de l’équipe a été assez transparente

Baboutox
Baboutox

Theuns et Bonifazio*

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