Oleg Tinkov avait de quoi prendre Peter Sagan dans les bras pendant le Tour de France, le Slovaque n'a cessé de lui procurer des émotions - Photo Mathilde L'Azou
Bilan 2016
6 novembre 2016
Par  Robin Watt 

Heureusement, Tinkoff avait son champion

Paradoxalement, lorsque l’équipe russe a brillé cette saison, on a assez peu vu le maillot jaune frappé du sponsor Tinkoff. Le plus souvent, c’est en effet le paletot irisé de Peter Sagan qui était à l’honneur.

Le top : Peter Sagan

Comment pouvait-il en être autrement ? Avec quatorze succès, le Slovaque a été cette saison l’homme le plus prolifique du peloton, tout en s’imposant sur les épreuves les plus prestigieuses qui soient. Trois étapes du Tour de France, championnat d’Europe, championnat du Monde, Tour des Flandres : Sagan a été insatiable. Souvent esseulé, toujours plus fort que ses adversaires, il a prouvé que le maillot arc-en-ciel n’était pas une malédiction. Sprinteur, puncheur, flandrien ou simplement forçat de la route selon les courses et les circonstances, il a impressionné course après course. En juillet, sur la Grande Boucle, il a porté le maillot jaune, décroché un cinquième maillot vert consécutif et terminé neuf des vingt-et-une étapes dans les cinq premiers. Prodigieux. Il a même mis dans l’embarras son manager général Oleg Tinkov, qui avait assuré que si son protégé décrochait trois bouquets, il poursuivrait son investissement dans le peloton. Le Russe n’est finalement pas revenu sur sa décision, mais le Slovaque de 26 ans a continué d’écrire son histoire.

Le flop : Les classements généraux

Pour Alberto Contador, une année terminée sans victoire en grand tour est une anomalie. Depuis son accession au plus haut niveau en 2007, il n’avait connu ça qu’une seule fois, en 2013. Pour l’Espagnol, la saison qui s’achève est de ce fait au mieux la deuxième plus décevante de la décennie. Quand beaucoup se contenteraient donc de terminer quatrième de la Vuelta, le Pistolero, lui, ne peut pas. Son standing exige bien mieux. Et le problème, chez Tinkoff, reste que personne n’a réussi à suppléer le Madrilène quand celui-ci était absent ou défaillant. Sur le Giro, Rafal Majka (5e) n’a pu confirmer son podium accroché il y a désormais plus d’un an, sur la Vuelta 2015. Quant à Roman Kreuziger, chargé de sauver les meubles après l’abandon de Contador sur le Tour de France, il n’a pu faire mieux que dixième. L’équipe russe termine donc 2016 sans un seul podium en grand tour. Bien loin du deux sur trois (avec une victoire finale) de la saison passée.



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3 Commentaires sur "Heureusement, Tinkoff avait son champion"

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Ben
Ben

Dur quand même ! Un top sur chaque GT, dont 2 top 5… 2eme du classement WT aussi.
Contador gagne le tour du Pays Basque, 2eme de PN et en Catalogne, 4eme de la Vuelta. Pas ses standings, loin de son meilleur niveau mais de la a etre aussi décevant…

M7O
M7O

Juraj n’a gagner que le championnat de Slovaquie cette saison, procyclingstats lui ont compter une autre victoire mais c’est un TTT sur le Tour de Croatie

pat
pat

C’est clair que sans Sagan la saison de l’équipe Tinkoff aurait été bien plus terne . J’ai hâte de voir ce que va donner l’association de Bora avec le slovaque . Sagan va t-il y trouver sa place ? Va t-il pouvoir à nouveau faire une grande saison en 2017 et enfiler les victoires ? Certains après une grosse saison ont un peu le contre coup l’année d’après mais Peter Sagan n’est pas un coureur comme les autres rien ne semble pouvoir l’arrêter .

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