Malgré les victoires de Tom Dumoulin sur le Tour de France, notamment à Andorre Arcalis, l'équipe Giant a réalisé une saison décevante - Photo ASO / B. Bade
Bilan 2016
19 novembre 2016

Giant-Alpecin ne s’est pas relevée

L’accident dont ont été victimes six coureurs au mois de janvier dernier, alors qu’ils s’entraînaient sur la côte espagnole, aura eu un énorme impact sur la saison de Giant-Alpecin. Au final, c’est une année sans grand succès qui s’achève pour les noirs et blancs où le seul Tom Dumoulin a été à la hauteur du World Tour.

Le top : un faible Tom Dumoulin

Au beau milieu de la difficile saison de l’équipe allemande, c’est incontestablement Tom Dumoulin qui s’en est le mieux sorti, remportant le contre-la-montre inaugural du Giro avant d’aller chercher deux victoires sur le Tour de France, une au sommet d’Andorre Arcalis et la seconde dans son exercice de prédilection, le chrono, en Ardèche. Le Néerlandais était cependant attendu sur les classements généraux après sa Vuelta 2015, où il avait conservé le paletot de leader jusqu’à la veille de l’arrivée. Mais malgré le port du maillot rose quelques jours en 2016, il a globalement déçu. Il avait choisi d’axer une fois de plus sa saison sur l’effort solitaire, avec les Jeux Olympiques en ligne de mire. Battu au Brésil par un excellent Fabian Cancellara en route pour le dernier exploit de sa carrière, il est passé à côté du contre-la-montre au Qatar en prenant une décevante septième place. Mais tout cela n’a pas empêcher Dumoulin de s’imposer comme le leader de son équipe. Il dit désormais trouver le parcours du 100ème Giro « attrayant », reste à voir s’il sera prêt à faire les sacrifices nécessaires pour être compétitif en haute montagne.

Le flop : Barguil et Degenkolb

Les deux talents de l’équipe Giant-Alpecin faisaient partis de l’accident du début de saison. John Degenkolb a manqué ses rendez-vous préférés au printemps et n’est revenu à la compétition que le 1er mai pour le GP de Francfort : il n’a jamais pu rattraper ce retard. Seulement deux fois vainqueur en 59 jours de course, il n’a jamais vraiment pesé sur les sprints auxquels il a participé et n’a pas su trouver la puissance qui faisait sa force les saisons précédentes. Sa crevaison lors des championnats du Monde, au pire moment, résume à elle seule son année 2016, maudite. Warren Barguil a beau avoir de son côté terminé troisième du Tour de Suisse, on était en droit d’attendre bien plus du Breton au vu des promesses aperçues par le passé. Mise à part sur l’épreuve helvète, il n’a que très rarement pu accrocher les meilleurs et a traversé la Grande Boucle de manière transparente. Sa revanche sur la Vuelta, qui l’avait révélé en 2013, n’a pas pu avoir lieu, la faute à un virus qui l’a fait abandonner à la troisième étape. Son réveil est attendu pour 2017.



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