Il y a deux ans, Thibaut Pinot était monté sur le podium de l'épreuve transalpine, alors que Romain Bardet a terminé 4e l'an passé - Photo RCS Sport
6 octobre 2017

La disette des feuilles mortes

Ainsi nous arrivons à la conclusion de notre série sur les courses sans victoire française depuis belle lurette. Encore une fois, il faut remonter à la fastueuse année 1997 pour retrouver un succès tricolore sur le Tour de Lombardie, c’était une nouvelle fois Laurent Jalabert.

Le parent pauvre du quinté

On pourrait croire, avec son positionnement tardif au mois d’octobre, que le Tour de Lombardie laisserait davantage d’opportunités à des Bleus outsiders, mais il ne faut pas sous-estimer la classique automnale. Depuis le succès de Jaja il y a vingt ans de cela, les Français ont surtout coincé sur les ascensions lombardes. Cinq petits top 10 en 19 éditions, un seul podium, l’épreuve est le monument qui sourit le moins aux coureurs français depuis 1997. Comme souvent, il y a du mieux depuis quelques années. Sous l’impulsion de Thibaut Pinot et de Romain Bardet, les écarts avec le vainqueur sont passés sous la minute. Mieux encore, le coureur de la FDJ et celui d’AG2R ont signé un top 5 au cours de leur dernière participation. Comme quoi, les feuilles mortes ne font pas peur aux jeunes pousses françaises.


Une tendance globale

Depuis le début de la saison, nous décortiquons les performances passées des coureurs français. Le constat est souvent le même, les Bleus ont connu un trou d’air au milieu des années 2000. Que ce soit sur les Monuments, les Mondiaux, Paris-Nice ou le Tour de France, les résultats n’étaient pas du tout au rendez-vous. Désormais, sur tous les terrains possibles, nous avons un vivier capable de se glisser dans la lutte pour la victoire. On lit souvent, ci et là, des critiques assez dures envers les meilleurs tricolores du peloton, mais il faudrait d’abord saluer leur capacité à sortir une nation moribonde de l’ornière. Les Démare, Bouhanni, Alaphilippe, Gallopin, Bardet, Pinot, ont replacé les Bleus sur l’échiquier. Il manque peut-être un petit quelque chose pour mettre un terme à la disette, mais, franchement, on voit la lumière et c’est déjà une victoire.


Dans notre série des disettes françaises

Épisode 1 : Paris-Nice
Épisode 2 : Le Tour de Flandres et Paris-Roubaix
Épisode 3 : Les ardennaises
Épisode 4 : Le Tour de France
Épisode 5 : Le Championnat du monde

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3 Commentaires sur "La disette des feuilles mortes"

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tranquillo
tranquillo

Une toute petite remarque : sur votre graphique précisant le meilleur résultat d’un Français sur chacun des monuments, il me semble que vous oubliez la seconde place d’Alaphilippe à Liège en 2015…

chris83
chris83

On peut comparer le bilan de la saison 2017 des français avec le verre à moitié plein ou à moitié vide. Du côté positif, en tout premier lieu la belle présence d’Alaphilippe à Paris Nice, MSR, au Mondial et au Tour de Lombardie, ensuite le podium de Bardet au Tour et la 4ème place de Pinot au Giro et son bon comportement en fin de saison démontrent que les français sont proches du sommet dans les plus grandes courses ( à part Paris-Roubaix).

Du côté négatif, une saison sans aucune victoire en World Tour sur les courses d’un jour ni sur les classements généraux des courses à étape. Reportons tous nos espoirs sur 2018 en imaginant difficilement qu’ Alaphilippe n’en décrochera pas une belle! On regardera aussi les progrès des jeunes talents tricolores qui arrivent en nombre..

Déception par contre pour nos sprinters qui ne progressent guère. Demare inconstant, Bouhanni qui marque le pas en World Tour,Coquard qui a décidé de se replier sur un programme national en signant en continentale pro…La malchance n’explique pas tout.

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