La saison de l'équipe américaine n'a pas été simple, mais il y a malgré tout des signes de satisfaction - Photo Paumer/ Kåre Dehlie Thorstad
Bilan 2016
25 novembre 2016
Par  Robin Watt 

Cannondale se sera fait attendre

Pas une victoire en World Tour. C’est ce qui ressort, d’abord, de la saison de Cannondale. Pourtant, tout n’est pas à jeter. La fin de l’été a permis à l’équipe américaine de sauver un exercice compliqué. Et les jeunes pousses qui prennent le pouvoir ont de quoi forcer l’optimisme.

Le top : La Vuelta

Le Giro n’avait pas été une franche réussite pour Rigoberto Uran, « seulement » septième à Turin. Le Tour a été un échec, Pierre Rolland terminant bien loin du top 10. Mais heureusement, il y a eu la Vuelta. Derrière Quintana, Froome, Chaves et Contador, c’est Andrew Talansky qui a tiré son épingle du jeu. Il n’y avait sans doute pas la concurrence du mois de juillet, mais l’Américain a su montrer qu’il était bel et bien un outsider à prendre en compte sur les talons des cadors. En attendant qu’un homme chez Cannondale vienne se mêler à cette lutte pour la gagne sur trois semaines. Davide Formolo pourrait être celui-là à l’avenir. A 23 ans, il est allé chercher son premier top 10 en grand tour, accrochant une neuvième place à Madrid. Après avoir remporté une étape du Giro en 2015, il a démontré sa capacité à tenir la distance. La fin de l’été aura donc été le rayon de soleil pour la bande à Jonathan Vaughters.

Le flop : Pierre Rolland

Il voulait vivre un rêve américain. Quitter la France et sa zone de confort pour découvrir autre chose, et surtout franchir un cap. L’année de ses 30 ans, il était l’heure de prendre un risque. Son manager Jonathan Vaughters a tout de suite accroché avec sa recrue, assurant qu’il avait été sous exploité dans ses équipes précédentes et que lui allait en faire un coureur bien plus efficace. Après onze mois sous le maillot de Cannondale, Rolland n’a pourtant pas grand chose de différent d’il y a un an. Les incroyables progrès qu’on lui prédisait en chrono ne sont pas arrivés. Et sur ses épreuves fétiches, « Pierrot » s’est raté. Il n’a pas été épargné par la malchance sur le Tour de France. Mais il est surtout resté très loin des meilleurs grimpeurs et n’a pas su profiter de ses échappées. Seizième à Paris, il ne pouvait donc qu’être déçu. Et la Vuelta qu’il a disputé dans la foulée ne lui a pas permise de se rattraper.



Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me prévenir
avatar
wpDiscuz