Toujours en retrait, parfois caché, Rigoberto Uran a finalement géré son Tour à la perfection, pour terminer deuxième à Paris - Photo ASO
Bilan 2017
En cette fin de saison, l’heure des bilans est venue. La Chronique du Vélo a passé au crible l’exercice 2017 de chaque équipe, chaque rédacteur a livré sa note sur vingt permettant de faire une moyenne puis d’établir un classement. Des notes subjectives, basées sur les résultats mais aussi les effectifs et les objectifs annoncés en début d’année, qui prêtent forcément au débat. On attend donc de connaître vos avis.
11 novembre 2017

Cannondale, dans l’ombre mais placée

12,1/20

Souvent placés, rarement gagnants. C’est ainsi que l’on peut résumer la saison de l’équipe Cannondale. Les coureurs de Jonathan Vaughters ont réalisé une saison correcte mais on n’a jamais eu l’impression de les voir vraiment peser sur les courses. La vraie bonne nouvelle pour eux est arrivée début septembre. Alors que la disparition de cette structure semblait actée, Vaughters a trouvé un sponsor au tout dernier moment avec Education First.

Le top : Rigoberto Uran

Qui aurait pu annoncer au départ de Düsseldorf que le Colombien allait terminer à la seconde place du Tour de France 2017 ? Certes, il a terminé deux fois sur le podium du Giro en 2013 et 2014, mais depuis, Uran ne faisait que décevoir sur les courses de trois semaines. Celui qui n’avait pas levé les bras depuis le Grand Prix de Québec en 2015, s’est également offert le luxe de l’emporter lors de la rocambolesque étape de Chambéry. Alors on passera sur le panache, pas une habitude pour le Colombien, à qui on a beaucoup reproché son attentisme au moment où Bardet tentait vainement de faire trébucher la machine Froome. Mais il faut lui reconnaître le mérite d’avoir été l’un des seuls à pouvoir suivre le Britannique lorsque la route s’élevait. On avait un peu rangé Uran au placard, mais à 30 ans, le voilà qui réapparaît, peut-être au moment d’entamer ses meilleures années.

Le flop : Le printemps malchanceux de Sep Vanmarcke

Tout avait pourtant bien commencé pour le Flamand. Sur le Het Nieuwsblad, il signait une troisième place dans le sillage de Van Avermaet et Sagan. Par la suite, Vanmarcke n’a pas été épargné par la malchance. Victime d’un chute lors des Strade Bianche, puis malade au Grand Prix E3, il a dû renoncer à Gand-Wevelgem pour se refaire la cerise avant le Tour des Flandres. Là encore, il a été forcé à l’abandon suite à une chute alors qu’il était encore dans la course avec les meilleurs. Bilan : une fracture de l’auriculaire et un forfait pour Paris-Roubaix. Rageant pour celui qui restait sur un très gros printemps 2016 (2e de Gand-Wevelgem, 3e du Ronde, 4e à Roubaix). En fin de saison, Vanmarcke s’est un peu retrouvé, dans les dix à Plouay, Québec et Montréal. Mais l’année 2017 restera à oublier pour celui qui, à 30 ans, court toujours après un monument.

La stat : 28 ans

C’est l’âge auquel Andrew Talansky a décidé de mettre fin à sa carrière professionnel. Le vainqueur du Dauphiné 2014 n’a jamais vraiment confirmé les attentes placées en lui. Il va maintenant se consacrer à une nouvelle carrière dans le triathlon.

Les notes 2017

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2 Commentaires sur "Cannondale, dans l’ombre mais placée"

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tranquillo
tranquillo

Belle carrière d’Uran, mine de rien. A force de passer chaque fois si près, il finira par remporter une très grande victoire. Pourquoi pas dès la saison prochaine ?

Gosta
Gosta

Rien sur Pierre Rolland ? Une saison disons très discrète non ?

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