Sur Liège-Bastogne-Liège, l'an dernier, Michael Albasini est monté sur le podium avec Poels et Costa - Photo ASO
18 avril 2017

Albasini, ce coucou suisse

Quand vient avril vient Michael Albasini. Le vétéran suisse de l’équipe Orica-Scott reste souvent dans l’ombre des jeunes pépites de la formation australienne, sauf au moment des ardennaises. Malgré ses 36 printemps, il fait ainsi partie des favoris pour la Flèche Wallonne, mercredi.

Un club fermé avec Gilbert et Valverde

Les campagnes de classiques se suivent et se ressemblent pour Michael Albasini. De retour de stage, le Suisse suit la même routine : rentrée printanière sur le Tour de la Rioja enchaînement avec le Tour du Pays-basque, puis pic de forme sur le triptyque ardennais et le Tour de Romandie. Il faut dire que ça lui réussit pas mal. En cinq ans, « Alba » a raflé six étapes dans son pays natal et un bouquet en Espagne. Et, surtout, un podium sur les trois ardennaises. Une performance loin d’être anodine.

Dans le peloton World Tour aujourd’hui, seuls Philippe Gilbert et Alejandro Valverde peuvent en dire autant. Le Suisse de 36 ans n’en est pas arrivé là par hasard. « Ce n’est pas un grimpeur, mais un dur à cuire que la difficulté ne rebute pas », a expliqué Matt White, le directeur sportif d’Orica-Scott. Avec un profil proche d’un Julian Alaphilippe (moins d’1,75m, bon sprinteur), il est du genre à s’exprimer sur tous les terrains. Mais depuis son arrivée dans l’équipe australienne, les Ardennes sont devenus sa priorité.

Avec l’âge, cet ancien instituteur a fait valoir sa science de la course. Il peut la jouer puncheur comme lors du dernier Liège-Bastogne-Liège. Son attaque victorieuse dans la côte de la rue Naniot avait pris de court tous les favoris, seul le surprenant Wout Poels venant contrarier son plan. Il a aussi le nez creux pour flairer les bons coups comme sur l’Amstel Gold Race où il a pris la troisième place dimanche. « Sur les dernières classiques, l’action qui menait à la victoire partait toujours d’assez loin, expliquait-il après son podium à Valkenburg. Quand j’ai vu Philippe (Gilbert) et (Sergio) Henao attaquer, je suis tout de suite parti dans la roue. »

Outsider ou favori ?

S’il fallait miser sur sa première victoire dans les ardennaises, en revanche, mieux vaudrait mettre une pièce sur la Flèche Wallonne. Il y compte sept tops 10 dont deux podiums en dix participations, même si cela n’est que le fruit d’un cercle vertueux selon « Alba » : « Il n’y a rien de particulier qui rend cette course faite pour moi, admet-il dans un communiqué de son équipe. Mais à partir du moment où tu as un bon résultat dans une course, cela t’aide à réaliser de bonnes performances par la suite. » Le Suisse refuse de se voir parmi les favoris, laissant la politesse à Alejandro Valverde ou Dan Martin.

Il y a un peu de bluff là-dedans. Par le passé, Michael Albasini s’est montré moins modeste sur ses aptitudes à briller sur la Flèche. « Pour moi, c’est la plus simple des trois classiques de la semaine, confiait-il à Cyclingnews en 2014. Tout ce que vous avez à faire, c’est vous placer en bonne position au pied du Mur (d’Huy) et souffrir jusqu’à l’arrivée. Les derniers 200 mètres, c’est là où se fait la différence. Ce type d’arrivée me convient vraiment. » Si sa bonne forme tient jusque-là, ne vous étonnez donc pas de voir le Suisse abattre ses cartes mercredi.

Nos favoris

**** Alejandro Valverde
*** Dan Martin, Michal Kwiatkowski
** Sergio Henao, Michael Albasini, Alexis Vuillermoz
* Rui Costa, Warren Barguil, Tim Wellems, Rigoberto Uran

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2 Commentaires sur "Albasini, ce coucou suisse"

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gougi
gougi

gros raciste, le parfait beauf suisse !

gougi
gougi

Je n’arrive même à croire qu’on puisse faire un article sur ce coureur minable , donnez son palmarès ? l’exemple type du sportif qui fait honte a son sport , je n’oublierais jamais le ..relais négro a kevin Réza sur le tour il y deux ans .Petite nazillon de banlieue…suisse

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